Après un vote pour poursuivre la grève, reprise des négos pour les juristes

MONTRÉAL – Le rejet des dernières offres gouvernementales et la décision de poursuivre la grève ont stimulé la reprise des discussions entre Québec et ses juristes. Et le gouvernement ne laisse pas encore planer de menace de loi spéciale.

L’association Les Avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ) a fait savoir, mercredi, que son président venait de recevoir un appel du cabinet du président du Conseil du trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Carlos Leitao, en vue de tenir une autre rencontre de négociation.

Celle-ci devrait avoir lieu «au cours des prochains jours», a fait savoir LANEQ, qui n’a pas donné d’autres commentaires.

Mardi, lors d’assemblées générales tenues à Montréal et à Québec, les membres de LANEQ ont décidé dans une proportion de 90 pour cent de poursuivre leur grève générale illimitée, qui avait débuté le 24 octobre dernier. Et ils avaient rejeté les dernières offres patronales à 97 pour cent.

À Québec, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a fait savoir qu’il n’était pas question de loi spéciale à ce stade-ci et que le gouvernement recherchait toujours une solution négociée. «Il n’est pas question pour le moment de quoi que ce soit», a-t-elle répondu aux journalistes qui lui demandaient si le gouvernement envisageait une loi spéciale.

«On invite les juristes à revenir autour de la table. Il y a des offres importantes qui ont été formulées au niveau normatif, au niveau salarial», a ajouté la ministre Vallée.

Les avocats et notaires à l’emploi du gouvernement ont d’abord revendiqué le remplacement du mode habituel de négociation par un mécanisme d’arbitrage qui lierait les parties. Ensuite, ils ont revendiqué un mécanisme pour obtenir la parité avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales. Mais le gouvernement s’y refuse.

Les 1100 avocats et notaires à l’emploi du gouvernement travaillent au sein de différents ministères et organismes gouvernementaux. Ils ne sont toutefois pas tous en grève et ils assurent les services essentiels.