Armes d’assaut: Les Québécois en faveur d’un programme de rachat obligatoire

OTTAWA — Le programme de rachat des armes d’assaut tel que proposé par le gouvernement fédéral ne plaît pas à une majorité de Québécois, selon un nouveau sondage.

Ottawa, dans son projet de loi C-21, prévoit de racheter à leurs propriétaires les armes d’assaut devenues illégales; mais ce rachat n’est pas obligatoire. Les propriétaires de ces armes peuvent les conserver à condition de ne pas les utiliser; ce qui déplaît à plus de six Québécois sur dix, à en croire le sondage.

La firme Léger et l’Association d’études canadiennes ont sondé, en ligne, le week-end dernier, 1523 Canadiens, dont 409 Québécois. Comme l’échantillon de cet exercice n’est pas probabiliste, on ne peut pas calculer une marge d’erreur.

Des Québécois sondés, 62 % voudraient que le programme de rachat soit obligatoire. Dans le reste du Canada, 50 % sont de la même opinion.

Au Québec, ils ne sont que 27 % à approuver que le rachat se fasse sur une base volontaire. Ailleurs au Canada, 38 % sont de cet avis.

Les groupes qui militent au Québec pour un plus grand contrôle des armes à feu ont dénoncé C-21 depuis son dépôt.

La semaine dernière, l’organisme PolySeSouvient a envoyé une lettre à tous les députés fédéraux, sauf les élus conservateurs, pour les exhorter à voter contre le projet de loi. Le groupe estime que le texte législatif est trop mauvais pour être corrigé et représente une capitulation devant le lobby des armes à feu.

PolySeSouvient réclame, comme les 62 % des Québécois du sondage, que le programme de rachat des armes d’assaut soit obligatoire.

Le sondage note également un appétit partout au pays pour un plus grand contrôle des armes à feu. Au Québec, 75 % veulent voir plus de contrôle; dans le reste du Canada, c’est 63 %.

Ils ne sont que 6 % au Québec et 11 % dans les autres provinces à préférer moins de contrôle sur les armes. Le statu quo n’est approuvé que par 15 % au Québec et 21 % dans le reste du Canada.

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