Arthur Irving croit toujours au projet Énergie Est, même s’il tarde à aboutir

HALIFAX – Le président de la pétrolière Irving Oil croit que l’oléoduc Énergie Est finira bien par voir le jour, même si le dossier traîne selon lui en longueur dans les dédales réglementaires.

Arthur Irving estime que l’économie chancelante en Alberta aurait grandement besoin de ce lien vers l’étranger pour exporter le pétrole lourd. Il rappelle aussi que son entreprise est toujours disposée à créer un partenariat avec TransCanada (TSC:TRP) afin de construire un terminal en eaux profondes dans la baie de Fundy, d’où les navires pétroliers pourraient partir vers l’étranger.

Le chef d’entreprise de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a commenté le dossier jeudi alors qu’il annonçait la fin des travaux de rénovation du terminal d’Irving à Halifax, en Nouvelle-Écosse — un chantier de 80 millions $.

L’oléoduc Énergie Est doit acheminer le pétrole brut des sables bitumineux de l’Alberta vers le port de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Le projet de TransCanada fait face à une vive opposition des Premières Nations et des environnementalistes, mais aussi de municipalités qui seraient touchées par le tracé de l’oléoduc — notamment les maires de la région de Montréal.

Le comité de l’Office national de l’énergie (ONÉ) qui avait commencé à étudier le projet a été écarté en septembre lorsqu’on a appris que deux des trois membres avaient rencontré en privé l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest, qui était alors un consultant pour le promoteur TransCanada.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Jim Carr, a prévenu que la formation d’un nouveau comité de l’ONÉ pour étudier le projet causerait des délais supplémentaires dans l’échéancier prévu.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau devra auparavant se prononcer sur un autre projet d’oléoduc, vers l’ouest celui-là, pour «sortir» le pétrole des sables bitumineux: Kinder Morgan veut tripler la capacité de son oléoduc Trans Mountain, qui relie l’Alberta au port de Burnaby, près de Vancouver.

L’ONÉ a recommandé en mai dernier au gouvernement fédéral d’autoriser le projet, pourvu que Kinder Morgan respecte 157 conditions.

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OLÉODUC

1. Le déversement du pipeline Keystone au Dakota du Sud est beaucoup plus important que ce qui avait été annoncé par la compagnie.
63 600 litres de brut au lieu de 700 litre : premier mensonge!
2. La pétrolière a affirmé qu’elle avait localisé la fuite : c’est un citoyen qui l’a découverte; « que le déversement était passé sous le radar de la multinationale » ; réalité : «Seulement 5 % des fuites sont détectées par ces systèmes» dit Lorraine Caron : deuxième mensonge de la compagnie!
3. L’entreprise estime que son système de contrôle est en mesure de détecter très rapidement : localisé après une semaine de fuite : troisième mensonge !
4. « Dans le pire des cas, le pipeline pourrait laisser fuir près de 4 millions de litres » : au Québec, c’est 860 cours d’eau que l’oléoduc devrait traverser.
Pas grave : quatrième mensonge!
5. La pétrolière dit pouvoir stopper le flux de pétrole en seulement 13 minutes : 13 minutes après une semaine… en avait forcé la fermeture pour plusieurs jours. mensonge joyeux!!!

Il n’y a qu’une seule façon sécuritaire de transporter du pétrole ou des matières liquides dangereuses, c’est le tuyau à double paroi, avec assez d’espace entre les deux pour qu’un inspecteur puisse faire sa tournée régulièrement ou qu’une caméra sur rail se promène constamment et transmette l’état du tuyau principal.

Un rapport portant sur le chemin que prendra le pétrole brut après être arrivé au terminal pétrolier de Saint John au Nouveau-Brunswick. Ainsi, près de 300 pétroliers par an prendront la mer pour la côte est américaine, et éventuellement l’Europe et l’Asie.

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