Assange: les États-Unis pourront en appeler de la décision sur l’extradition

LONDRES — La Haute Cour britannique a autorisé le gouvernement américain à faire appel d’une décision selon laquelle le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, ne peut pas être extradé aux États-Unis pour faire face à des accusations d’espionnage.

Le bureau judiciaire a déclaré mercredi que l’appel avait été accordé et que l’affaire serait inscrite pour une audience devant la Haute Cour. Aucune date n’a été fixée.

En janvier, une juge d’un tribunal inférieur avait refusé une demande américaine d’envoyer Julian Assange aux États-Unis pour faire face à des accusations d’espionnage pour la publication par WikiLeaks de documents militaires secrets il y a dix ans. La juge de district Vanessa Baraitser avait refusé l’extradition pour des raisons de santé, affirmant que Julian Assange était susceptible de se suicider s’il était détenu dans des conditions carcérales dures aux États-Unis.

La juge avait ordonné que Julian Assange reste en prison pendant tout appel potentiel des États-Unis, estimant que le citoyen australien «avait intérêt à fuir» s’il était libéré.

Julian Assange, 50 ans, est dans la prison à sécurité maximale de Belmarsh, à Londres, depuis qu’il a été arrêté en avril 2019 pour avoir enfreint ses conditions de libération, sept ans plus tôt, dans une bataille juridique distincte.

Il a passé sept ans enfermé dans l’ambassade de l’Équateur à Londres, d’où il s’est enfui en 2012 pour éviter d’être extradé vers la Suède pour faire face à des allégations de viol et d’agression sexuelle. La Suède a abandonné les enquêtes sur les crimes sexuels en novembre 2019 parce que trop de temps s’était écoulé.

Les procureurs américains ont inculpé Julian Assange de 17 chefs d’accusation d’espionnage et d’un chef d’abus informatique à la suite de la publication par WikiLeaks de milliers de documents militaires et diplomatiques. Les accusations sont passibles d’une peine maximale de 175 ans de prison.

La fiancée de Julian Assange, Stella Moris, a exhorté mercredi le président américain Joe Biden à abandonner les poursuites engagées sous la présidence de son prédécesseur, Donald Trump.

«Je lance directement un appel au gouvernement Biden pour qu’il fasse ce qu’il faut, même à ce stade tardif», a déclaré Mme Moris, qui a deux jeunes fils avec Julian Assange. «Cette affaire ne devrait pas traîner un instant de plus. Mettez fin à ces poursuites, protégez la liberté d’expression et laissez Julian rentrer chez lui auprès de sa famille.»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.