Assouplissements: les commerces se réjouissent, sauf les restaurateurs

MONTRÉAL — Les assouplissements décrétés mardi par le gouvernement du Québec ont fait le bonheur des chambres de commerce, à l’exception des restaurateurs qui disent avoir besoin d’oxygène partout en province.

À peine quelques minutes après que le premier ministre François Legault ait pris la parole mardi, le Conseil canadien du commerce de détail a transmis un communiqué dans lequel il s’est dit «très satisfait» de l’annonce de la réouverture des détaillants sans distinction quant à la couleur de la zone où ils exploitent leur commerce.

«Les restrictions d’occupation et l’impact du maintien du couvre-feu sur les horaires d’ouverture sont des mesures raisonnables dans le contexte que nous connaissons», a noté l’association.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a pour sa part noté que la réouverture des commerces non essentiels représente «une lueur d’espoir» pour les entreprises.

Le regroupement demande toutefois que Québec clarifie quand les commerces qui sont actuellement en zone rouge pourront passer à un palier d’alerte inférieur.

Le réseau de chambres de commerce souhaite également que le gouvernement favorise des subventions plutôt que des prêts, particulièrement les entreprises en zone rouge qui sont à l’arrêt, comme les restaurants et les bars.

«Si l’on veut maximiser la possibilité que ces entreprises puissent s’en sortir, l’aide financière directe pour assurer leur relance et diminuer leur endettement est plus nécessaire que jamais», a insisté la FCCQ.

Restaurateurs mécontents

Bien que les restaurants de six régions pourront rouvrir leurs salles à manger dès lundi, leur association provinciale estime que le gouvernement Legault doit «se pencher immédiatement sur un plan de réouverture de l’industrie partout au Québec».

«Ça suffit, les exploitants sont au bout du rouleau et ils ont besoin d’oxygène eux aussi», a écrit François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec (ARQ), dans un communiqué.

Les restaurateurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère. La situation est, disent-ils, «insupportable», alors qu’ils amorcent un cinquième mois de fermeture des salles à manger dans plusieurs régions.

Ils affirment avoir fait «plus que leur part depuis les débuts de la pandémie», y compris avoir dépensé «des sommes exorbitantes» pour mettre en place les mesures sanitaires qui étaient exigées.

Les restaurateurs ne digèrent pas que leurs opérations ont été presque entièrement suspendues sans qu’il ait été démontré que les établissements étaient des lieux d’éclosion de COVID-19.

En vertu des assouplissements annoncés mardi, seuls les restaurants situés en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, dans le Bas-Saint-Laurent, en Abitibi-Témiscamingue, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec pourront rouvrir leur salle à manger. Un maximum de deux adultes sera autorisé à chaque table.

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