Assurance dentaire: la création d’un nouveau programme est «complexe», admet Freeland

OTTAWA — La vice-première ministre Chrystia Freeland affirme que son gouvernement travaille très fort pour offrir une couverture de soins dentaires aux enfants à la fin de cette année, mais elle reconnaît qu’il est «compliqué» de créer de nouveaux programmes.

Les libéraux ont promis en mars dernier au Nouveau Parti démocratique (NPD) un nouveau programme de soins dentaires pour les familles à faible et moyen revenu, dans le cadre d’une «entente de soutien et de confiance» visant à permettre au gouvernement minoritaire libéral de se maintenir au pouvoir, si possible, jusqu’en 2025. 

En vertu de cette entente, le gouvernement a jusqu’à la fin de l’année pour offrir une forme de couverture aux enfants de moins de 12 ans dont la famille affiche des revenus de moins de 90 000 $, sans quoi le NPD a promis de se retirer.

Plusieurs groupes ont fait part de leurs inquiétudes concernant ce délai très serré de la fin de l’année. Des sources au fait du programme affirment toutefois que le gouvernement travaille sur une solution temporaire, qui prévoirait le remboursement direct aux familles admissibles, le temps de mettre en place un programme permanent.

«Comme nous l’avons constaté, par exemple, lors du déploiement d’ententes sur les garderies à travers le pays, la prestation de nouveaux services aux Canadiens est compliquée, a déclaré Mme Freeland lorsqu’on lui a posé des questions sur le plan provisoire, en conférence de presse à Toronto. Je pense que les Canadiens le comprennent.»

Mme Freeland n’a ni confirmé ni infirmé les plans du gouvernement pour une mesure provisoire, mais elle a déclaré que les libéraux étaient attachés à ce programme de soins dentaires, et qu’il s’agissait d’un engagement qu’elle était «heureuse de prendre».

Le gouvernement pourrait conclure des ententes sur les soins dentaires qui ressemblent à celles qu’il a conclues avec les provinces pour le programme national de garderies. Ottawa offrait alors aux gouvernements provinciaux de l’argent pour administrer leur propre programme, selon un ensemble de critères prescrits. Mais cette voie semble de plus en plus improbable.

Les fonctionnaires fédéraux ont également interrogé des experts en soins dentaires sur d’autres approches. Le gouvernement pourrait par exemple sous-traiter l’administration du programme national à une compagnie d’assurance privée, ou confier ce travail à des fonctionnaires fédéraux.

«Les enfants ne devraient pas avoir les dents pourries simplement parce que leurs parents n’ont pas assez d’argent pour qu’ils aillent chez le dentiste — je pense que c’est aussi simple que ça», a déclaré Mme Freeland.

Mme Freeland rappelle toutefois que son gouvernement a déjà pris un engagement clair lorsqu’il a réservé 5,3 milliards $ sur cinq ans, dans le plus récent budget, pour ce programme.

La semaine dernière, le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a déclaré qu’il était convaincu que le programme de soins dentaires serait mis en place d’ici la fin de l’année, comme le prévoit l’accord qu’il a signé avec les libéraux.

Mme Freeland a déclaré mardi que son gouvernement travaillait «très, très fort» pour tenir sa promesse.

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