Attaque à Toronto: Philippe Couillard exprime son horreur

QUÉBEC — Les élus de tous les partis à l’Assemblée nationale ont observé une minute de silence, mardi après-midi, à la suite de l’attaque meurtrière survenue la veille à Toronto.

En point de presse, le premier ministre Philippe Couillard a exprimé son «horreur». Il a également fait remarquer que les autorités mettent en place des «éléments de prévention» contre ce type d’attaque dans les grands événements publics au Québec, mais que personne n’est à l’abri.

Au cours de leurs allocutions en Chambre, autant M. Couillard que les chefs péquiste Jean-François Lisée et caquiste François Legault ont témoigné de leur solidarité envers les victimes et leurs proches.

«Quelle horreur, en plein milieu d’une ville moderne, démocratique et libre qu’est Toronto», a déclaré le premier ministre, avant d’aller à la séance du caucus libéral. Il a dit ne pas savoir encore si des Québécois comptaient parmi les victimes.

Le premier ministre a souligné la «cohésion» de la société à Toronto, «la façon dont les gens se sont mobilisés et réunis».

Il a aussi remarqué le «courage» des agents de la paix, particulièrement de ce policier qui a arrêté le suspect sans l’abattre d’un coup de feu, malgré la menace qu’il représentait.

«Il a résisté à l’appel de certains d’utiliser son arme et a préféré une autre méthode et on a vu le résultat», a commenté M. Couillard.

Quant aux motifs derrière ce geste qu’il a qualifié d’«horrible», pour l’instant il n’est pas possible d’en arriver à une conclusion, selon lui.

«Quels mots peuvent donner un sens à ce qui apparaît à sa face même comme une attaque barbare?» a demandé M. Lisée dans son discours. En anglais, il a déclaré aux gens de Toronto qui vivent la douleur et la tristesse que les Québécois étaient à leurs côtés.

«Notre seule préoccupation, en ces heures difficiles, c’était d’accompagner vers la quiétude l’ensemble des citoyens et citoyennes éprouvés par ce drame», a-t-il conclu.

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