Attaques contre des sites pétroliers saoudiens: Washington prêt à riposter

Le premier ministre irakien a déclaré que le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, lui avait téléphoné dans la foulée des tensions dans la région provoquées par les attaques menées pendant le week-end contre d’importantes installations pétrolières en Arabie saoudite.

Le premier ministre Adel Abdel-Mahdi a déclaré avoir reçu l’appel téléphonique lundi sans fournir plus de détails sur ce dont les deux parties ont discuté.

Des responsables américains ont montré des images satellitaires des dégâts causés aux installations pétrolières d’Abqaiq en Arabie saoudite et à un gisement important, affirmant que ces destructions suggéraient que les attaques de samedi auraient été perpétrées depuis l’Irak, ou l’Iran, mais pas depuis le Yémen.

Pourtant, les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué les attaques.

Ces attaques et l’escalade des tensions qui en résultent ont fait monter les cours du pétrole alors que le président américain Donald Trump a déclaré sur Twitter que les États-Unis étaient «bloqués et chargés» et prêts à riposter à un assaut qui aurait été orchestré par l’Iran.

L’Iran a nié être impliqué dans l’attaque alors que celles-ci surviennent dans le contexte d’une escalade de la crise entre les États-Unis et l’Iran au sujet des activités nucléaires de Téhéran.

Le Brent de référence a gagné près de 20% lundi avant de se stabiliser à 10% de plus. Le baril de Brent s’échangeait de 6 $ à 66,28 $.

Le brut de référence américain de l’ouest du Texas était en hausse de 9% environ.

Les Houthis sont soutenus par l’Iran et ils occupent la capitale du Yémen, Sanaa, et d’autres territoires du pays le plus pauvre du monde arabe.

Ils ont revendiqué les attaques alors qu’ils mènent une guerre contre une coalition militaire menée par le royaume saoudien depuis 2015.

Les Saoudiens soutiennent le gouvernement yéménite, reconnu internationalement, que tentent de renverser les Houthis.

Malgré les revendications, les États-Unis ont accusé l’Iran, et le secrétaire d’État Mike Pompeo a tweeté: «Il n’y a aucune preuve que ces attaques viennent du Yémen.»

 

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