Au moins cinq morts à la suite d’attentats à la bombe à Kaboul

KABOUL — Trois attentats à la bombe à Kaboul, en Afghanistan, ont tué samedi au moins cinq personnes et en ont blessé deux autres, dans une vague de violence qui frappe ce pays déchiré par la guerre. 

Le porte-parole de la police de Kaboul, Ferdaws Faramarz, a annoncé que deux explosions causées par des «bombes collantes» attachées à des véhicules avaient eu lieu à 15 minutes d’intervalle. Une troisième visant un véhicule de police avait aussi explosé environ deux heures plus tard. Aucun groupe n’a immédiatement revendiqué ces explosions. 

La deuxième explosion a visé une voiture dans un quartier du nord-ouest de Kaboul dans lequel se déplaçaient des soldats de l’armée nationale, tuant deux soldats. Un passant civil a également trouvé la mort. La troisième explosion a détruit une voiture de police dans l’ouest de Kaboul, tuant deux policiers. 

Pendant ce temps, la première explosion a ciblé une voiture civile blessant les deux voyageurs à l’intérieur du véhicule. La police de Kaboul a mentionné que des enquêtes étaient en cours. 

La majorité des attentats à la bombe perpétrés dans la capitale afghane ces derniers mois étaient des «bombes collantes» – des engins explosifs avec des aimants fixés à des véhicules et déclenchés par télécommande ou par minuterie. 

Un groupe local affilié à l’État islamique a revendiqué la responsabilité de certaines des attaques, mais beaucoup n’ont pas été réclamées. Le gouvernement rejette la responsabilité sur les talibans. Les insurgés ont pour leur part nié la responsabilité de la plupart de ces gestes. 

L’Afghanistan a connu une flambée d’attentats à la bombe, d’assassinats ciblés et de violence sur le champ de bataille à l’échelle nationale alors que les négociations de paix au Qatar entre les talibans et le gouvernement afghan sont au point mort, depuis qu’ils se sont rencontrés pour une dernière fois il y a un mois.

Pendant ce temps, la nouvelle administration américaine examine l’accord de paix américano-taliban signé le 29 février dernier. Une partie importante de l’accord était l’engagement de Washington à un retrait le 1er mai de toutes les troupes étrangères d’Afghanistan. 

La Russie a intensifié ses efforts pour essayer de trouver une voie à suivre, en visitant des acteurs et des responsables régionaux et des hauts responsables des talibans. 

Zamir Kaboulov, envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine pour l’Afghanistan, a rencontré vendredi des responsables pakistanais, dont le chef de l’armée, le général Qamar Javed Bajwa, pour discuter du processus de paix. 

Le Pakistan est considéré comme un acteur clé du processus de paix en Afghanistan puisque les dirigeants talibans ont des maisons et des quartiers généraux au Pakistan.

– Par Tameem Akhgar et Kathy Gannon, The Associated Press

Laisser un commentaire