Au tour de Londres de promettre des roquettes sophistiquées à Kyiv

KYIV, Ukraine — Le Royaume-Uni s’est engagé jeudi à envoyer des systèmes sophistiqués de roquettes à moyenne portée en Ukraine, rejoignant les États-Unis et l’Allemagne pour équiper la nation assiégée d’armes avancées pour abattre des avions et neutraliser l’artillerie.

Les armes occidentales ont joué un rôle essentiel dans le succès de l’Ukraine à contrecarrer une armée russe beaucoup plus nombreuse et mieux équipée pendant une guerre qui en est à son 99e jour. Mais alors que les forces russes se rapprochaient d’une ville clé ces derniers jours, le gouvernement ukrainien a prévenu que ses combattants avaient besoin de meilleurs lance-roquettes pour l’emporter.

Les forces russes ont continué à pilonner des villes et des villages pendant la nuit et à resserrer leur emprise sur la ville orientale de Sievierodonetsk. Le ministère britannique de la Défense a rapporté que la Russie avait capturé la majeure partie de la ville, l’une des deux de la province de Louhansk qui était restée sous contrôle ukrainien.

Le ministre britannique à la Défense, Ben Wallace, a annoncé que le Royaume-Uni enverrait un nombre indéterminé de lanceurs M270, qui peuvent tirer des roquettes à guidage de précision jusqu’à 80 kilomètres. Les troupes ukrainiennes seront formées au Royaume-Uni pour utiliser l’équipement, a-t-il ajouté.

Le gouvernement britannique a expliqué que la décision de fournir les lanceurs avait été étroitement coordonnée avec le gouvernement américain, qui a indiqué mercredi qu’il fournirait des systèmes de fusées d’artillerie à haute mobilité à l’Ukraine.

Les deux systèmes de missiles sont similaires, bien que le système américain ait des roues tandis que le système britannique ― également construit aux États-Unis ― fonctionne sur des chenilles.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé pour des armes plus nombreuses et de meilleure qualité et a parfois accusé l’Occident d’agir trop lentement pour les fournir. Après que les armes fournies par l’Occident aient aidé l’Ukraine à repousser les tentatives russes de prendre d’assaut la capitale, Moscou s’est concentrée sur la capture de toute la région industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine.

Les analystes militaires pensent que la Russie espère envahir le Donbass avant l’arrivée d’armes susceptibles de renverser la vapeur. Il faudra au moins trois semaines pour amener les armes de précision américaines et les troupes entraînées sur le champ de bataille, a déclaré le Pentagone. Mais le sous-secrétaire à la Défense, Colin Kahl, a dit croire qu’elles arriveront à temps pour faire la différence dans le combat.

Kyiv devrait également bénéficier d’un coup de pouce diplomatique avec l’installation officielle d’une nouvelle ambassadrice américaine en Ukraine. Bridget Brink devait remettre ses lettres de créance à M. Zelensky jeudi.

Mme Brink sera la première ambassadrice de Washington à Kyiv depuis que l’ancien président américain Donald Trump a brusquement évincé l’ambassadrice Marie Yovanovitch en 2019. Elle est ensuite devenue une figure clé de la première procédure de destitution contre M. Trump.

Avant sa confirmation au Sénat le mois dernier, Mme Brink a promis aux sénateurs qu’elle travaillerait pour faire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie un «échec stratégique». Son travail à Kyiv devrait se concentrer sur la coordination des livraisons d’armes occidentales.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié les pressions répétées de l’Ukraine pour plus d’armes de «provocation directe destinée à entraîner l’Occident dans les combats». Il a averti que les lance-roquettes multiples fournis par les États-Unis augmenteraient le risque d’un conflit étendu.

Pendant ce temps, les forces russes ont poursuivi leur bombardement du Donbass et d’autres parties de l’Ukraine tandis que les troupes terrestres progressaient lentement vers l’Est.

Un gouverneur régional a précisé que les forces russes contrôlaient désormais 80 % de Sievierodonetsk, une ville essentielle aux efforts de Moscou pour achever sa prise du Donbass. Les forces ukrainiennes et les séparatistes soutenus par la Russie se sont battus dans la région orientale pendant huit ans, et les séparatistes détenaient des pans de territoire avant l’invasion russe.

La seule autre ville de la province de Lougansk que les Russes n’ont pas encore capturée, Lysychansk, est toujours entièrement sous contrôle ukrainien, a-t-il dit, mais sera probablement la prochaine cible. Les deux villes sont séparées par une rivière.

Les forces de Moscou ont également pris d’assaut la ville de Komyshuvakha dans la région sud-est de Zaporizhzhia, dont une grande partie est sous contrôle russe, a annoncé jeudi l’état-major ukrainien.

Dans la région occidentale de Lviv, un missile russe a touché des voies ferrées qui constituaient un conduit essentiel pour l’approvisionnement en armes occidentales et autres fournitures, ont déclaré des responsables.

M. Zelenskyy s’est concentré sur les enfants dans son discours vidéo nocturne, affirmant que 243 d’entre eux ont été tués pendant la guerre, que 446 ont été blessés et que 139 sont portés disparus. Les chiffres réels pourraient être plus élevés, a-t-il prévenu, car son gouvernement n’a pas une image complète des zones sous occupation russe.

M. Zelenskyy a également déclaré que 200 000 enfants faisaient partie des Ukrainiens qui ont été emmenés de force en Russie et dispersés dans ce vaste pays : «Le but de cette politique criminelle n’est pas seulement de voler des gens, mais de faire oublier l’Ukraine à ceux qui sont expulsés et incapables de revenir.»

Les commentaires sont fermés.

Alors, voilà, on y est. Au 99e jour. De la honte.

Car tel est-ce. Rien d’autre. Honteux. Affreusement. Il n’y a pas d’autre mot.

On trouve fous ces Américains, n’est-ce pas, répondant séculairement invariablement à l’effet meurtrier du trop d’armes en circulation chez eux, par… rien de moins que suggestion-réclamation républicaine de… plus d’armes encore, plus de gens armés encore, pour prétendument contrer les agressions et tueries aussi atroces qu’insensées pullulant chez eux. Eh bien, c’est ce que fait-on allègrement, à l’échelle planétaire : ajout d’armes, de munitions et d’équipements de toutes sortes, propres à accroître, étendre et faire durer, toujours plus, plus indéfiniment, plus interminablement encore, guerre et combats.

En « soulagera »-t-on ainsi ? En protégera-t-on, plus ou mieux, plus ou mieux que n’en exposera-t-on [à pire] ?

On lit ce matin ceci :

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-06-02/viol-collectif-d-une-jeune-femme-par-huit-joueurs-de-hockey/la-ministre-pascale-st-onge-degoutee-et-decouragee.php

Une ministre nôtre, en ce pays qui, il n’y a pas si longtemps, était censément encore « le plus meilleur au monde » où y vivre; une ministre, donc, se dit dégoûtée, découragée, indignée, horrifiée, écoeurée, en prenant connaissance de l’histoire d’un viol collectif au hockey (chez nous).
Parallèlement, entend-on en ce moment même également à quel point ç’a tellement pas pris ‘de mieux’ en notre armée, côté agressions sexuelles et viols, que, là aussi, se trouvent de haut placés et d’ex-violées militaires, disant qu’ils et elles ne recommanderaient pas à des leurs – (à de leurs proches) – de « s’engager », si filles/femmes.

Alors? Bien, alors, si est-ce ainsi que ça se passe, à cet égard, au sein même d’institutions mêmes, de l’intérieur, chez soi, en pays où va-ce relativement bien ou mieux qu’ailleurs; que peut-il en être, ailleurs, justement, là où ça ne va pas bien du tout, là où la guerre vous tombe dessus, comme ça, bang!; où investit-on, sauvagement, vos cités à coups d’infamies et barbaries, toutes pires les unes que les autres?

Ce n’y est pas joli du tout. À tel point que les connaisseurs psys, mis au courant du Phénomène, recommanderaient de ne pas insister auprès de victimes, pour qu’elles (d)énoncent, immédiatement, leurs agressions; du fait que, comme en témoigne d’ailleurs ce fait que l’immense majorité préfère n’en pas parler, cela ne les servirait pas, ne les aiderait pas de ‘remuer’ tel traumatisme — (pour employer un euphémisme) — lorsqu’il est encore tout chaud. Extrêmement complexe et « tâtt’ché ». Certaines éprouveraient culpabilité, honte. Tellement qu’un certain père Andriï Galavine, e.g., de l’Église orthodoxe ukrainienne, aura cru bon informer ses fidèles « qu’être violée n’est pas un péché ».

Comme on voit, il n’y a PAS « rien là », donc.
Comme on voit (bis), peut-être y aurait-il mieux ou plus urgent à faire que… « disserter » sur la manière idéale de « faire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie un ««échec stratégique»»; comme se propose d’y oeuvrer l’ambassadrice américaine, Mme Brink, dont le travail consisterait à « se concentrer sur la coordination des livraisons d’armes occidentales. »

Contribuera[it]-ce à une sortie de la guerre, ça ?
On ne voit guère.

Bref, moi, ai-je pas mal « mon ‘voyage’ », comme on dit.

L’Heure n’est pas, n’est plus, à plus d’engagement; mais bien plutôt à plus d’évitement.
À plus de renoncement.

Ne peut ne pas, constamment, ne pas m’«élancer» en tête ces mots… ‘russes’ :
« chacun de nous est coupable devant tous pour tous et pour tout,
et moi plus que les autres. »
« Tous sont coupables pour tous, de tout, et moi le premier ».

Eh oui, moi l’premier en plus, moi plus que les autres en plus.
« ‘Encourageant’ » !…

C’est qu’a-t-il été dit, et bien dit, que, censément, (ou empiriquement?), davantage pourrait être fait à/par la plume qu’au moyen d’une grande armée.
Or, n’l’ai-je pas, plume, ici? Et ça n’« produit » rien.
Voilà pourquoi honte est mienne aussi. De « moi ».

Chose certaine, en tout cas, il y aurait mieux à faire, en parole, de la part de quasi tout le monde, à l’égard de quasi tout le monde, que le seul langage d’armes d’agressions et de destructions offensives ou défensives… (« massives ») / là c’est vrai.

Poutine n’est pas bien. Ah, non, il n’est PAS bien. Il a besoin d’aide…
Ces/ses soldats qui agressent, qui violent, jusqu’à de «tout-petits»
ne vont pas bien, et n’iront pas bien non plus au cours de leur vie.
Eux aussi ont ou auront besoin d’aide.
Nos propres politiques, qui ont démissionné quant à la paix…
qui ne visent plus maintenant-désormais que gagner la guerre
eux/elles aussi ont besoin d’aide. Qui la ou l’en leur prodiguera?

La sortie la plus éclatante des derniers jours est certes celle de l’ex-président russe.
Fustigeant « enfoirés » et « dégénérés »; et affichant toute sa haine et détestation de ceux souhaitant l’anéantissement de la Russie; qu’il se dit prêt à combattre à mort.

Ainsi donc n’y aurait-il pas que gens exécrant des agissements russes; y en aurait-il en Russie considérant insupportables des moeurs externes estimées dissolues, leur approbation (ouverte ou implicite) occidentale, ainsi que de mauvaises ou malséantes pensées ou intentions à l’égard de la Russie. Haines partagées, mépris réciproque.

Comment se tirer de là? On se tirant dessus?, comme fait présentement?
De part et d’autre, ne veut-on que gagner la guerre. Plutôt que gagner la paix.

On arrive de loin. On n’avance pas vite. On ne va pas loin. Et on ne monte pas haut.

« L’échelle » des valeurs n’est guère elle-même évaluée à sa juste valeur.
Et c’est pourquoi se parler, se parler, s’en parler – s’avérerait plus sensé…

On reconnaît communément maintenant — (ah pas partout…) — que le fait que l’homme soit doté de force physique supérieure à celle de la femme, n’en fait pas pour autant qqn supérieur à elle; et que cela ne lui confère pas pour autant le droit d’en faire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut, où il veut, pour ce que lui seul voudrait.

Pourquoi n’en serait-il pas ainsi au niveau des ‘peuples’, nations, États?
Pourquoi faudrait-il, encore, que ce soit la force brute, brutale, du plus fort, physiquement, qui « ait raison » de tout, de tous, ou… « fasse foi » de tout ?

Un moment donné, si escompte-t-on qu’évolue l’humanité terrestre, faudra penser…

Car ne voit-on pas, actuellement, où est la pensée.
Ce qui a cours, ce sont des pulsions. Impensées.

Quoi? Ne seraient-ce pas des valeurs qui s’affronteraient au prix de sang?
Non. Bien d’valeur de devoir le dire. Mais ce ne sont certes pas des valeurs.
Car si l’était-ce, se rendrait-on compte que ce qui est prétendu plus valeureux
se trouve réduit en cendres par le moyen violent, destructeur, utilisé pour le faire…
(pré)valoir.