Mort de la petite Rosalie: Audrey Gagnon accusée de meurtre au deuxième degré

QUÉBEC — La mère de Rosalie Gagnon, cette fillette de deux ans dont le corps a été retrouvé dans un bac à ordures, la semaine dernière, dans le secteur de Charlesbourg, à Québec, a été accusée du meurtre au deuxième degré de l’enfant.

Des accusations de meurtre non prémédité et d’outrage à un cadavre ont été déposées contre la jeune femme, vendredi matin, alors qu’Audrey Gagnon a comparu au Palais de justice de Québec.

Le juge a ordonné qu’elle soit détenue en attente de la suite des procédures, le 13 juin.

La femme de 23 ans était déjà accusée d’entrave au travail des policiers et d’incendie criminel dans cette affaire.

Une autopsie avait déterminé que l’enfant a été poignardée à plusieurs reprises.

«La majeure partie de l’enquête est faite», a déclaré la procureure de la Couronne au dossier, Mélanie Dufour.

Me Dufour a expliqué que la défense devra démontrer que la jeune femme peut être remise en liberté selon le Code criminel, advenant la présentation d’une demande de remise en liberté.

«Il y a un renversement de fardeau lorsque l’accusation est un meurtre au deuxième degré, a indiqué Me Dufour. La règle, c’est la détention.»