AVC: encore trop peu de Québécois connaissent les signes

MONTRÉAL — Trop peu de Québécois connaissent les signes d’un AVC, déplore la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC, qui souligne que cela peut pourtant faire la différence entre la vie et la mort.

Seulement un adulte sur cinq sait quels sont les trois signes: affaissement du visage, incapacité à bouger des membres normalement et trouble de la parole.

Et pire encore, 28 % des Québécois adultes n’en connaissent aucun.

Ce sondage auprès de la population a été réalisé à la fin de l’année 2018, auprès de 450 Québécois, après la dernière campagne de sensibilisation de la Fondation Coeur + AVC. Elle signale malgré tout une nette amélioration dans la sensibilisation aux signes, mais veut qu’encore plus de gens les reconnaissent.

L’AVC (accident vasculaire cérébral) est une urgence médicale qui survient 62 000 fois par année au pays, soit une fois toutes les neuf minutes. Il s’agit de l’une des principales causes de mortalité et d’incapacité grave au pays, souligne la fondation.

Il est donc d’une importance vitale d’en reconnaître les signes les plus courants et la réaction à avoir, d’autant plus qu’il s’agit de la première cause d’hospitalisation au pays, dit la fondation, qui lance ainsi une autre campagne de sensibilisation sous l’acronyme VITE, créé pour aider les gens à s’en rappeler plus facilement. 

V pour Visage (Est-il affaissé?), I pour Incapacité (Pouvez-vous lever les deux bras normalement?), T pour Trouble de la parole et E pour Extrême urgence (composez le 911).

Ces signes sont les plus courants et les plus caractéristiques de l’AVC, dit la fondation qui souligne toutefois qu’il y en a d’autres: troubles de vision (trouble ou double), mal de tête grave et soudain, engourdissement (souvent d’un seul côté du corps) et problèmes d’équilibre.

La porte-parole de la campagne VITE, Josée Boudreault, se dit «choquée» devant cette méconnaissance des signes. L’animatrice de radio et de télé a subi deux AVC. Mais son conjoint Louis-Philippe Rivard, aussi porte-parole de la campagne, a su agir. «Si Louis-Philippe a su les apprendre et à réagir VITE, tout le monde peut le faire!», a-t-elle commenté dans un communiqué.

Cela peut avoir un effet décisif sur la vie ou la mort, pour un rétablissement complet ou une incapacité persistante.

Lorsqu’une personne subit un AVC, chaque seconde qui s’écoule avant le traitement compte puisque le patient moyen perd 1,9 million de cellules cérébrales par minute. Plus VITE la circulation sanguine peut être rétablie, plus grandes sont les chances de rétablissement, souligne la fondation. 

Cette nouvelle campagne de sensibilisation sera diffusée jusqu’à la fin mars. Elle a reçu le soutien financier du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.