Avion du PM: l’équipement et la formation des employés blâmés pour les dégâts

OTTAWA — Les enquêteurs militaires ont révélé la séquence d’événements qui a mené l’appareil de l’Aviation royale canadienne habituellement utilisé par le premier ministre à percuter un tracteur d’avion et le mur d’un hangar, subissant d’importants dégâts.

L’incident est survenu en octobre à la Base des Forces canadiennes de Trenton, en Ontario. L’Airbus CC-150 Polaris connu sous le nom de «01» a subi des dommages au nez et au moteur droit, et les réparations sont toujours en cours.

La séquence dévoilée jeudi — qui se lit comme une comédie d’erreurs — commence quand l’équipe de remorquage de la société L3Harris a voulu ranger l’avion dans le hangar «qu’il n’utilise pas habituellement» et qui était trop petit pour le tracteur.

L’équipe de soutien a engagé le frein de stationnement de l’avion et a calé les roues pour éviter qu’il bouge pendant qu’ils tentaient de changer le tracteur afin qu’il puisse entrer dans le hangar, selon le rapport.

«Pendant le changement de tracteur de remorquage, alors qu’aucun tracteur n’était attaché, l’aéronef a commencé à se déplacer vers l’avant et à passer par-dessus les cales, peut-on lire dans le rapport. L’équipe de remorquage a tenté en vain d’arrêter l’avion. Le moteur droit a heurté le tracteur de remorquage D-12 stationné à l’intérieur, avant que le nez percute la structure du mur arrière du hangar, arrêtant finalement l’avion.»

En plus des dommages à l’appareil, estimés à 11 millions $ par le ministère de la Défense nationale, les enquêteurs ont indiqué qu’une personne avait subi une blessure mineure.

Les enquêteurs n’étaient pas en mesure d’expliquer pourquoi le frein de l’avion ne s’est pas engagé. Ils ont toutefois noté un manque de formation au sujet du freinage, en plus de constater que les cales utilisées pour immobiliser l’avion ne respectaient pas les critères et n’avaient pas été installées sur toutes les roues.

«L’enquête recommande l’utilisation de cales approuvées sur toutes les roues et une meilleure formation aux opérations de remorquage.»

Les responsables avaient d’abord mentionné que les réparations seraient complétées en août, mais l’échéance a été repoussée à janvier en raison des restrictions liées à la COVID-19.

Le porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier, a affirmé que le gouvernement a demandé à L3Harris de payer les frais de réparation «puisque l’appareil était entre leurs mains lors de l’incident».

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