Aviva rembourse les dédommagements versés aux victimes de prêtres abuseurs

POKEMOUCHE, N.-B. — Le diocèse de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, a finalement été remboursé par la compagnie d’assurances Aviva pour couvrir des dédommagements financiers versés aux victimes de sévices sexuels commis par des prêtres.

Une entente confidentielle est intervenue entre les deux parties. Bien que la somme exacte ne soit pas connue, le diocèse a tout de même confirmé que le paiement est moins que le montant de 3,3 millions $ initialement réclamé.

L’argent reçu a été remis en grande partie dans un fonds qui sert entre autres à payer pour la formation des jeunes prêtres.

Le diocèse de Bathurst s’est dit satisfait de l’entente même s’il espérait davantage.

L’affaire, qui s’est rendue jusqu’en Cour suprême, fait suite à des plaintes déposées au début des années 2000 pour des agressions sexuelles commises à partir des années 1950 jusqu’aux années 1980 contre une cinquantaine de victimes mineures par des prêtres catholiques du diocèse de Bathurst.

Un premier versement en 2002 avait provoqué une cascade de plaintes et l’assureur avait contribué à couvrir les premiers dédommagements, jusqu’à ce que les dossiers deviennent trop nombreux, et avait alors opposé une fin de non-recevoir à l’Église.

Le diocèse avait finalement décidé en 2010 d’amorcer une conciliation hors cour qui avait mené au versement de plusieurs millions aux 50 victimes. Le diocèse avait alors poursuivi Aviva pour 3,3 millions $, mais avait essuyé un échec en première instance. Le diocèse l’avait ensuite remporté en appel et la Cour suprême, en mai dernier, avait refusé d’entendre la contestation de cette décision par Aviva.

Le père Wesley Wade, vicaire général du diocèse, s’est dit satisfait de cette entente, mais reconnaît que le lien de confiance entre l’Église et ses fidèles a été sévèrement mis à mal.