Baisse de 18 % des crimes au Canada pendant les neuf premiers mois de la pandémie

OTTAWA — Statistique Canada conclut à une baisse importante des crimes enregistrés par la police au cours des huit premiers mois de la pandémie de COVID-19, l’année dernière.

L’agence fédérale souligne que 19 services de police à travers le Canada ont signalé une baisse de 18 % de certaines affaires criminelles entre mars et octobre 2020, par rapport à la même période un an plus tôt. En revanche, le nombre de demandes d’interventions a augmenté de 8 %, en particulier pour des vérifications du bien-être, des problèmes de santé mentale et des querelles de ménage.

Les données proviennent de 19 corps policiers du pays, qui desservent près des trois quarts de la population canadienne. Au Québec, le Service de police de la Ville de Montréal et la Sûreté du Québec avaient fourni leurs chiffres — sauf pour les demandes d’intervention.

Statistique Canada indique que les crimes violents comme les voies de fait ont considérablement diminué, tandis que les crimes contre les biens, y compris le vol à l’étalage et les introductions par effraction dans des résidences, ont plongé, alors que les commerces étaient fermés et que les citoyens restaient chez eux.

Lorsque les commerces et les espaces publics ont commencé à rouvrir en mai, le nombre de ces crimes a effectivement commencé à grimper d’un mois à l’autre, jusqu’en juillet, mais ce nombre était toujours inférieur aux chiffres de 2019.

Baisse de 12 des 13 crimes

Le nombre d’agressions sexuelles déclarées a diminué de 20 %, y compris celles commises par des personnes autres que des membres de la famille (-21 %) et par des membres de la famille (-10 %), indique Statistique Canada. 

En fait, les corps policiers qui ont participé ont déclaré une diminution du nombre d’«affaires criminelles» pour 12 des 13 types de crimes visés par la collecte, de mars à octobre; seules les menaces proférées par un membre de la famille ont enregistré une hausse, de 2 %.

Les affaires de fraude ont également diminué, les corps policiers ayant signalé une baisse de 9 % d’une année à l’autre. «Toutefois, une récente publication a révélé qu’un peu plus de 4 Canadiens sur 10 (42 %) ont vécu au moins un type d’incident de cybersécurité depuis le début de la pandémie,  ce qui comprend les attaques d’hameçonnage, les logiciels malveillants, la fraude et les comptes piratés», précise Statistique Canada.

Les vols à l’étalage et les introductions par effraction résidentielles ont baissé respectivement de 47 % et 27 %. Mais les introductions par effraction non résidentielles ont augmenté pendant le premier grand confinement — en mars de 26 % et en avril de 13 % par rapport aux mêmes mois un an plus tôt.

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