Barrette exhorte les infirmières à occuper les postes disponibles

QUÉBEC — Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, exhorte les infirmières à occuper les nombreux postes à temps plein présentement disponibles dans le réseau, afin de régler le problème des heures supplémentaires obligatoires.

Plus vite ces postes seront pourvus, plus vite le problème des quarts de travail supplémentaire obligatoires sera réglé, a fait valoir le ministre, jeudi matin, lors d’une mêlée de presse, en marge d’une réunion du caucus des députés libéraux.

Le ministre a insisté pour dire qu’il fallait briser le cercle vicieux plaçant actuellement dos à dos le gouvernement et les infirmières, qui se disent surchargées et épuisées.

En grand nombre, des infirmières refusent de prendre un poste à temps plein, de crainte d’être ainsi contraintes de faire régulièrement des heures supplémentaires obligatoires. Résultat: les postes restent vacants.

Or, soutient le ministre, l’augmentation du nombre de postes à temps plein d’infirmières dans le réseau constitue la solution et non le problème.

Le ministère de la Santé évalue actuellement les besoins de main-d’oeuvre dans le réseau à 1968 infirmières.

À ce propos, il estime que le syndicat qui représente les infirmières, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), tient un discours «négatif» et contre-productif, ce qui ne contribue pas à rendre ces postes disponibles «attirants», selon lui.

Au passage, il a dénoncé la campagne de publicité «hypernégative» menée présentement par la FIQ. «Il y a une action concertée, c’est clair», selon le ministre qui demande au syndicat de changer son message.

«Ma job à moi, c’est de rendre disponibles les postes. Je l’ai fait», a-t-il dit, souhaitant que les infirmières répondront à l’appel.

Le ministre Barrette interpelle directement les infirmières: «Venez. Occupez les postes. Ça va régler le problème», promet-il, en ajoutant que les heures supplémentaires obligatoires ne sont «pas la norme» dans le réseau.

Ce problème commence d’ailleurs à se résorber, un certain nombre de postes disponibles ayant été octroyés au cours des derniers mois, a-t-il dit.

«La solution passe par du temps plein», a martelé le ministre, en s’affichant «du côté des infirmières» qui revendiquent de ne plus être obligées de faire des quarts de travail supplémentaire.

En conférence de presse, en après-midi, le premier ministre Philippe Couillard, lui-même un ancien ministre de la Santé, a jugé la situation «absurde» et a renchéri pour affirmer que «le jour où les postes à temps complet sont occupés, il va y avoir beaucoup moins de pression sur le temps supplémentaire obligatoire. Plus ces postes sont laissés vacants, plus la situation du temps supplémentaire va perdurer». 

Des infirmières excédées ont fait trois «sit-in» ce mois-ci à Trois-Rivières, en plus d’autres à Sorel, à Laval et au Suroît pour se plaindre de leurs conditions de travail.

Plus tôt cette semaine, une jeune infirmière de l’Estrie, Émilie Ricard, a exprimé sa détresse et décrit son épuisement professionnel dans un message devenu viral sur les réseaux sociaux.

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Les postes à temps plein sont une partie de la solution, mais loin d’être la solution. Les infirmières ne sont pas capable d’effectuer un poste à temps plein dû à la charge physique et psychologique trop grande de leur emploi. Cette charge si élevé vient de la mauvaise gestion faites par les établissement public, obligant à ce que la priorité des employés devienne le travail seulement au lieu de leur famille ou leur santé. La culture organisationnelle doit changer, de nouveaux gestionnaire créatif et à l’écoute doivent remplacer ceux qui utilisent menaces et peur. Je suis infirmière et je sais que l’amélioration est possible, des solutions il en a à la tonne. Nous avons seulement besoin de leaders gestionnaires dans les réseaux pour en implanter et sortir du statu quo des 30 dernières années.

Il ne comprend rien. ?

Les postes à temps complet sont souvent rotatifs (jour/nuit, soir/jour).
La tâche de l’infirmière en CH et CHSLD est gargantuesque et un 5 jours/sem c’est trop pour : moral/famille/vie.
Mais ça, il ne le COMPREND PAS. ?

Plusieurs infirmières aimeraient un 4 jours/semaine dans ces conditions.

Faut pas oublier que les infirmières travaillent une fin de semaine sur deux et elles ne sont pas à taux double$$ !!!

L’une des solutions serait de bien organiser le maintien des aines à domicile ainsi les CHSLD seront moins achalandes car il n’y aurait que des cas ingérables à domicile. Cela redurerait le nombre de patients qu’une seule infirmiere doit gerer ainsi elle pourra donner de meilleurs soins et dedier tu temps
à sa vie. Mais à Québec des choses qu’on peut regler simplement on va aller compliqué pour finir les organisations se font et se défont. L’Europe n’est pas plus riche que le Québec, mais son systeme fonctionne c juste une question de volonté et de laisser les autres participer à ce genre de discussions mais non ils vont s enfermer entre eux cravatés et prendre des décisions et nous autres devront les mettre en application. C fort ca