Bas-Saint-Laurent: initiative pour aider les femmes violentées et leurs enfants

RIMOUSKI, Qc — Un organisme du Bas-Saint-Laurent qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants a mis en place en fin de semaine une campagne d’affichage dans quelques pharmacies afin d’offrir à ces femmes une autre possibilité de demander de l’aide en situation de confinement.

Marie Beauchesne, coordonnatrice de l’organisme La Débrouille, explique que ces victimes, prisonnières de leur agresseur dans leur résidence, ont peine à passer un appel discret pour échanger avec une intervenante, établir un plan de fuite de leur domicile ou même appeler la police.

Mme Beauchesne signale qu’à l’instar d’autres maisons d’hébergement du Québec, La Débrouille a constaté une baisse importante du volume d’appels depuis le début de la pandémie de COVID-19 et des mesures de confinement. À son avis, il est fort probable que les violences s’intensifient en contexte de réclusion.

Les affiches ont jusqu’ici été installées aux entrées de trois pharmacies de Rimouski, sur les boulevards Jessop et Saint-Germain et sur l’avenue de la Cathédrale, ainsi que sur les plexiglas des comptoirs de consultation de ces établissements. Les femmes en difficulté peuvent ainsi demander de l’aide au personnel et avoir accès à un téléphone pour appeler rapidement une ressource d’aide.

À Mont-Joli, deux pharmacies qui fonctionnent à huis-clos et par livraison uniquement pendant le confinement, affichent coordonnées de La Débrouille à leur porte d’entrée.

L’organisme espère que les autres pharmacies de la région emboîteront le pas.

Les interventions de La Débrouille comprennent aussi de l’hébergement, du suivi externe et un service mère-enfant.

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