Biden promet à la fois la loi et l’ordre et une plus grande justice raciale

GETTYSBURG, Pa. — Le candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, affirme que les États-Unis n’ont pas à choisir entre «la loi et l’ordre» et la justice raciale.

Lors d’un discours mardi près du lieu historique national de Gettysburg, en Pennsylvanie, M. Biden a cité «des cas de force policière excessive» et «des cas déchirants d’injustice raciale» qui ont inspiré des manifestations pacifiques à travers le pays. Il a estimé que les actes de violence et de vandalisme survenus lors de certaines manifestations ne pouvaient être «tolérés», mais qu’ils ne devaient pas non plus occulter les problèmes plus larges.

Le président Donald Trump fait campagne en tant que défenseur de «la loi et l’ordre» et qualifie les manifestations pour la justice raciale d’anarchie violente dans les villes américaines dirigées par des démocrates. Et le président a faussement accusé M. Biden d’avoir réclamé le «définancement» de la police à travers le pays.

Le démocrate a affirmé mardi qu’il croyait à la loi et à l’ordre et qu’il n’avait jamais soutenu le «définancement» de la police. Mais il a ajouté qu’il croyait aussi que «l’injustice est réelle» et enracinée dans 400 ans d’histoire marquée par l’esclavage, la ségrégation et une économie fondamentalement inégale. M. Biden a jugé que quiconque ne voit pas les effets de cette histoire sur la réalité d’aujourd’hui n’a pas «ouvert les yeux sur la vérité aux États-Unis».

Alors qu’il se trouvait tout près du lieu de la bataille la plus sanglante de la guerre civile américaine, le candidat démocrate a lancé un vaste appel à l’unité nationale, prévenant que le pays se trouvait de nouveau face à un tournant «dangereux».

M. Biden a fait valoir que les États-Unis pouvaient surmonter des siècles de divisions économiques et raciales, ainsi que les profondes divisions partisanes qui se sont aggravées ces dernières années. Il a estimé que les deux grands camps politiques américains devaient s’unir pour vaincre la pandémie de COVID-19 et reconstruire une économie en difficulté.

Il a affirmé que le pays devait «décider de coopérer» de la même manière que certains partisans ont décidé «de ne pas coopérer».

L’ancien vice-président a de nouveau dénoncé la suprématie blanche et a promis qu’il «s’occuperait du bien commun» et veillerait à ce qu’il n’y ait «pas de place pour la haine aux États-Unis» s’il était élu président.

M. Biden n’a pas nommé le président Donald Trump et a plutôt invoqué Abraham Lincoln, appelant les Américains à écouter les «meilleurs anges» de la nature humaine dont le 16e président a parlé pendant la guerre civile.

Les Américains «ne peuvent pas défaire ce qui a été fait», a dit M. Biden, mais la nation «peut faire tellement mieux».

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