La fille d’Yves-François Blanchet se voit faire de la politique chez Québec solidaire

MONTRÉAL — La fille du chef bloquiste Yves-François Blanchet veut faire de la politique et se voit chez Québec solidaire (QS).

Mercredi soir, à l’émission La semaine des 4 Julie à Noovo, Catherine Dupont a avoué au côté de son père qu’elle envisage de se lancer en politique.

Interviewée par l’animatrice Julie Snyder, la mannequin qui fait actuellement carrière sur la scène internationale dit qu’elle est souverainiste, mais que le parti qui lui ressemble le plus est Québec solidaire.

Elle a dit en boutade qu’elle se voit première ministre d’un pays.

Il y a près de deux semaines, M. Blanchet avait indiqué qu’il entretenait des liens avec tous les partis à l’Assemblée nationale, sauf QS.

Rappelons que l’ancien chef bloquiste Gilles Duceppe avait une rancœur tenace à l’égard de QS, qu’il accusait d’appuyer le NPD, un parti fédéraliste et perçu comme centralisateur.

Étant donné cette proximité avec le NPD, «cela ne m’incite pas à faire des téléphones à Québec solidaire pour savoir comment il se porte chaque matin, je n’ai pas d’hostilité, j’aime la diversité des idées», avait dit M. Blanchet.

Il ne s’explique pas pourquoi les membres d’un parti qui se dit indépendantiste comme QS appuient un parti fédéraliste comme le NPD.

QS ne prend pas position officiellement en faveur d’un parti ou d’un autre dans la campagne électorale fédérale.

Appel à faire sortir le vote

En après-midi mercredi, le chef bloquiste a appelé ses militants à convaincre les électeurs d’aller voter.

Il est préoccupé par le risque d’un faible taux de participation au scrutin de lundi

Dans le stationnement d’un centre commercial de Châteauguay, il s’est adressé à des dizaines de militants venus le rencontrer.

«Vous avez une job, quand vous êtes des militants: ‘faire sortir le monde’. Vous devez convaincre nos gens, que vous avez identifiés — dans nos proches, vos familles — vous avez le devoir de convaincre tout le monde, en particulier ceux qui nous appuient, d’aller voter.»

Selon lui, il ne faut surtout pas compter sur la démobilisation des partis adverses, libéraux et conservateurs, en cette fin de campagne.

Au tout début de la campagne électorale, M. Blanchet avait déjà exprimé ses craintes concernant ce scrutin en temps de pandémie. Il redoutait que des électeurs plus âgés ou soucieux de leur santé hésitent à se rendre dans un bureau de scrutin, en raison des risques de propagation du coronavirus.

Rencontre avec les chefs

Plus tôt mercredi, M. Blanchet avait tendu la main aux autres chefs de parti: il sollicite une rencontre avec chacun d’eux après les élections.

Il entend ainsi commencer la législature sur des «bases fraîches et sereines», a-t-il expliqué en conférence de presse mercredi matin dans un parc à Longueuil.

L’éventualité d’un gouvernement minoritaire se dessine, car les sondages suggèrent une course serrée. Le Bloc pourrait ainsi détenir la balance du pouvoir ou du moins en partie, s’il fait des gains ou s’il conserve sa députation actuelle de 32 élus.

Mais quelle que soit la composition de la Chambre lundi soir prochain, que le gouvernement soit majoritaire ou minoritaire, M. Blanchet a déjà des plans.

«Il faudra passer à autre chose, à un moment donné, tous les chefs de parti», après les élections, pour être capable de commencer «sur des bases fraîches, sereines, parce qu’on a des responsabilités».

Être Québécois, un «choix risqué»

Le chef bloquiste a par ailleurs parlé de ce qui sera selon lui la question de l’urne, c’est-à-dire l’enjeu en fonction duquel les électeurs choisiront leur parti au scrutin du 20 septembre: «le droit d’être Québécois».

«Les derniers jours ont révélé qu’être Québécois à l’intérieur du Canada est au mieux un choix risqué», a-t-il expliqué.

Être Québécois est différent d’être Canadien, a-t-il poursuivi, et la question controversée du débat en anglais a été un «révélateur» selon lui. 

Cette question laissait entendre que le Bloc, d’une part, soutient des lois québécoises discriminatoires, et d’autre part, nie que le Québec a un problème de racisme.

Le Canada ne laisse pas le Québec faire librement ses choix et suggère que le français n’a pas sa place dans ce pays, a-t-il poursuivi.

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