Bois d’oeuvre: l’Ontario réclame des garanties de prêts de la part d’Ottawa

OTTAWA – L’Ontario a joint sa voix à celle du Québec pour exhorter le gouvernement fédéral à créer un programme de garanties de prêt pour les producteurs de bois d’oeuvre dont l’accès au marché américain pourrait se voir limité.

La menace de tarifs douaniers et de quotas sur les exportations canadiennes vers les États-Unis plane sur l’industrie forestière canadienne.

Dans une lettre à l’intention du ministre fédéral des Ressoures naturelles, Jim Carr, la ministre ontarienne de la Foresterie, Kathryn McGarry, a signalé que les producteurs canadiens paieront probablement des droits de douane «déraisonnablement élevés» à compter du mois de mai.

En décembre, la Maison-Blanche avait annoncé l’ouverture d’enquêtes par rapport à l’éventuel «dumping» de bois d’oeuvre canadien et son impact sur le secteur forestier américain.

Le litige a soulevé des inquiétudes quant à la sécurité des emplois de l’industrie canadienne, un moteur économique particulièrement important au Québec.

Le premier ministre de la province, Philippe Couillard, s’est engagé à mettre sur pied un programme de garanties de prêt si Ottawa refuse d’appuyer financièrement les entreprises touchées.

La ministre McGarry souligne que les producteurs de bois d’oeuvre canadiens ont été contraints à payer près de 5 milliards $ en droits de douane lors de la dernière ronde de négociations avec les États-Unis, avant la conclusion d’un accord en 2006.

Une porte-parole du ministère fédéral des Ressources naturelles a déclaré qu’Ottawa s’engage à négocier une entente qui défend les intérêts de l’industrie canadienne de bois d’oeuvre et si nécessaire, à avoir recours aux tribunaux en vertu de l’ALÉNA et de l’Organisation mondiale du commerce.