Bolsonaro maintient que les inquiétudes concernant le coronavirus sont exagérées

RIO DE JANEIRO — Le président brésilien Jair Bolsonaro reste fidèle à son affirmation selon laquelle les inquiétudes concernant le nouveau coronavirus sont exagérées et il a accusé mardi les médias brésiliens d’essayer d’attiser l’hystérie nationale.

«Le virus est arrivé, nous y sommes confrontés, et il passera sous peu. Nos vies doivent continuer, les emplois doivent être maintenus », a déclaré le président dans une allocution télévisée.

Jair Bolsonaro a ajouté que certains États brésiliens devraient abandonner leur politique de la «terre brûlée» consistant à interdire les transports publics, à fermer les entreprises et les écoles et à réclamer le confinement de masse à domicile de leurs résidents.

Il a déclaré que les gens devraient être «extrêmement inquiets» de transmettre le virus à d’autres, en particulier aux parents et grands-parents.

Pendant qu’il parlait, certains Brésiliens qui sont chez eux en isolement ont protesté contre l’attitude du président envers la pandémie en allant à leurs fenêtres pour cogner des casseroles et des poêles.

Jair Bolsonaro a suscité des critiques, d’abord pour avoir fait référence au virus qui cause la maladie COVID-19 comme d’un «fantasme». Il a également été critiqué pour être allé à un grand rassemblement avec des citoyens le 15 mars où il a serré des mains alors que son propre ministère de la Santé demandait d’éviter les rassemblements.

Le 20 mars, il a qualifié la COVID-19 de «petite grippe».

Environ 2 200 personnes au Brésil ont été infectées jusqu’à présent, 46 personnes sont mortes.

Jair Bolsonaro s’est rendu aux États-Unis au début du mois et il a rencontré le président Donald Trump. Depuis lors, une vingtaine de membres de sa délégation ont été testés positifs pour la COVID-19, selon les médias locaux.

Jair Bolsonaro a déclaré qu’il avait été testé négatif pour le virus.

«Dans mon cas particulier, avec mon passé d’athlète, si j’étais infecté par le virus, je n’aurais pas à m’inquiéter», a déclaré Jair Bolsonaro dans son discours mardi. «Je ne ressentirais rien ou, si j’étais très touché, ce serait comme une petite grippe ou un peu de froid.»

Après l’allocution, le chef du Sénat brésilien, Davi Alcocumbre, a déclaré que le pays avait besoin d’une «direction sérieuse et responsable» et que ce n’était pas le moment d’attaquer la presse ou d’autres fonctionnaires. Davi Alcocumbre est lui-même en isolement, après avoir été diagnostiqué positif au virus.

«Nous considérons comme grave la position exprimée par le président aujourd’hui, sur les réseaux nationaux, d’attaquer les mesures de confinement pour faire face à la COVID-19», a déclaré M. Alcocumbre. «Cette position va à l’encontre des actions adoptées par d’autres pays et suggérées par l’Organisation mondiale de la santé.»

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