Boris Johnson remporte une écrasante victoire au Royaume-Uni

LONDRES — Le Parti conservateur de Boris Johnson a remporté une écrasante majorité de sièges au Parlement britannique. Le parti avait récolté 358 sièges parmi les 640 premiers résultats confirmés. Un total de 650 sièges étaient en jeu. Cette victoire accorde la légitimité au premier ministre de concrétiser sa promesse de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne dès le mois prochain.

Boris Johnson a qualifié sa victoire d’«historique», lui qui a déclenché cette élection précipitée deux ans à l’avance afin de mettre un terme au débat sur le Brexit. Il a promis de sortir le Royaume-Uni de l’Europe d’ici le 31 janvier.

Les résultats semblent effectivement à la hauteur du qualificatif «historique» du premier ministre puisque M. Johnson obtiendrait possiblement la plus forte majorité pour un chef conservateur depuis Margaret Thatcher. Une politicienne qui, à l’instar de l’actuel premier ministre, était adulée et détestée à égale mesure.

Pour le Parti travailliste, à gauche, il s’agit d’un véritable scénario catastrophe pour le chef Jeremy Corbin. Il a parlé d’un dénouement «très décevant» pour son parti. Il a d’ailleurs annoncé qu’il ne mènerait pas ses troupes en tant que chef à une prochaine élection, mais n’a pas encore quitté son poste malgré les appels à sa démission.

Les travaillistes se dirigent vers leur pire résultat électoral depuis 1935, alors que leur nombre de sièges a fondu de 262 en 2017 à 202 jusqu’ici.

Dans le camp du Parti libéral-démocrate, la cheffe Jo Swinson n’a pas perdu de temps et a démissionné dès l’annonce de sa propre défaite. En plus de ne pas réussir à conserver son siège, Mme Swinson a mené son parti à un recul passant de 20 sièges à environ une douzaine. Elle n’était cheffe des libéraux démocrates que depuis quelques mois.

Les Britanniques, qui vivent depuis plus de trois ans au coeur d’une dispute continuelle au sujet du divorce compliqué avec l’Union européenne, étaient appelés aux urnes jeudi dans le cadre d’une élection visant précisément à mettre fin au débat. La campagne électorale de cinq semaines a toutefois été ternie par des actes de salissage et la désinformation.

La question de l’urne était claire: d’un côté, le Parti conservateur du premier ministre sortant Boris Johnson promettait de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne d’ici le 31 janvier; de l’autre, l’opposition du Parti travailliste de Jeremy Corbyn promettait un nouveau référendum sur le Brexit.