Bouger après une crise cardiaque augmente les chances de survie

MONTRÉAL — Les hommes qui marchent au moins 30 minutes par jour après avoir subi une crise cardiaque vivent plus longtemps que ceux qui sont moins actifs après leur infarctus, démontre une recherche préliminaire présentée lors d’un congrès de l’American Heart Association.

L’avantage le plus important en termes de survie a été constaté chez les hommes qui étaient très actifs physiquement avant leur crise cardiaque et qui le demeuraient après.

Ceux qui ont décidé de commencer à bouger après leur infarctus ont aussi amélioré leurs chances de survie, mais uniquement s’il s’agissait d’un changement à long terme.

Les chercheurs ont analysé le niveau d’activité physique autodéclaré par 1500 hommes aussi bien avant qu’après leur crise cardiaque. Tous les hommes participaient à la Harvard Health Professionals Follow-Up Study.

En moyenne, pendant un suivi de 14 ans après la crise cardiaque, les chercheurs ont constaté que les hommes qui maintenaient un niveau élevé d’activité physique (équivalant à au moins 2,5 heures de marche vigoureuse par semaine) avant et après leur infarctus présentaient un risque de décès de toute cause inférieur de 39 pour cent à celui des hommes moins actifs.

Les hommes peu actifs avant leur crise cardiaque, mais qui ont ensuite décidé de passer à un niveau élevé d’activité physique réduisaient leur risque de décès environ du tiers, comparativement à celui des hommes qui demeuraient sédentaires.

Les hommes qui ont décidé de commencer à bouger en ont retiré un bienfait uniquement si ce changement était durable. Une activité physique plus intense qui ne durait que quelques années n’a été associée à aucun avantage au chapitre de la survie.

Les hommes qui marchaient au moins 30 minutes par jour après leur crise cardiaque abaissaient environ du tiers leur risque de décès, indépendamment de toutes les autres activités physiques pratiquées, et ceux qui marchaient le plus vigoureusement présentaient le risque de décès le plus faible.

La recherche a été présentée par la docteure Laila Al-Shaar, de l’Université Harvard, lors des sessions scientifiques de l’AHA, à Philadelphie.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

Commentaires
Laisser un commentaire