Boyle: les avocats veulent l’abandon du chef d’avoir induit en erreur la police

OTTAWA — Les avocats de l’ancien otage en Afghanistan Joshua Boyle veulent qu’un juge rejette une accusation d’avoir induit en erreur la police — l’un des nombreux chefs d’accusation auxquels il fait face devant un tribunal de l’Ontario.

Joshua Boyle, âgé de 36 ans, a plaidé non coupable aux infractions qui lui sont reprochées à l’encontre de son ex-conjointe, Caitlan Coleman, notamment voie de fait, agression sexuelle et séquestration, ainsi que d’avoir induit en erreur la police d’Ottawa dans les heures qui ont précédé son arrestation.

Les infractions auraient été commises à la fin de 2017, alors qu’ils venaient de revenir au Canada après avoir été détenus pendant cinq ans par des extrémistes liés aux talibans qui les auraient enlevés lors d’un voyage de randonnée en Asie.

Au tribunal mardi, les avocats de Joshua Boyle ont affirmé que les preuves étaient insuffisantes pour soutenir l’accusation selon laquelle il avait induit la police en erreur et détourné les soupçons à son endroit en faisant croire que Caitlan Coleman était suicidaire et manquait à l’appel.

La Couronne a accepté de modifier une accusation d’agression sexuelle armée — avec des cordes — en un chef d’agression sexuelle.

Les avocats de Joshua Boyle soutiennent qu’une autre accusation d’agression sexuelle à l’aide de cordes devrait être considérée comme un chef de voie de fait armée.

La requête de la défense visant à modifier les accusations, sur la base des témoignages entendus jusqu’à maintenant, est la plus récente tournure d’un procès qui s’est ouvert en mars et qui ne s’achèvera sans doute pas avant le mois prochain au plus tôt.

Le juge Peter Doody devrait se prononcer mercredi sur la requête pour modifier les accusations d’agression et d’avoir induit en erreur la police.