Boyle soutient à son procès qu’il voulait améliorer l’estime de sa conjointe

OTTAWA — L’ancien otage Joshua Boyle, accusé d’avoir agressé sa femme, Caitlan Coleman, nie lui avoir dit comment s’habiller, avoir limité ses contacts avec d’autres hommes ou d’avoir fait en sorte de la dévaloriser au cours de leurs fréquentations parfois orageuses.

Dans le cadre de son procès devant un tribunal ontarien, Joshua Boyle a déclaré lui avoir acheté des vêtements pour l’aider à projeter une image plus mature et a dit l’avoir découragée de s’associer à quelques personnes qu’il considérait comme mauvaises pour elle.

La Couronne a entamé le contre-interrogatoire de Joshua Boyle jeudi et a continué à sonder son témoignage vendredi.

Mme Coleman a affirmé à la cour que dans les débuts de leur relation en montagnes russes, Joshua Boyle la rabaissait souvent. Au fil du temps, il est devenu contrôlant, lui disant comment se comporter et quoi porter, a-t-elle soutenu. Le harcèlement psychologique a été suivi de coups de poing et de gifles, selon Mme Coleman.

Le procureur Jason Neubauer, s’appuyant sur le témoignage de Caitlan Coleman, a déclaré que Joshua Boyle lui avait dit qu’elle n’était pas une bonne personne.

«Je ne fais pas ces caractérisations générales», a répondu l’accusé. Il a soutenu qu’il ne faisait pas grand cas de savoir si elle portait ou non les vêtements qu’il avait achetés.

«Elle était libre de les porter ou non comme elle le voulait», a déclaré Joshua Boyle.

Joshua Boyle a affirmé à la Cour que, même s’il était parfois critique à l’égard de Caitlan Coleman, il souhaitait l’aider à développer son estime de soi tandis qu’elle était aux prises avec des problèmes émotionnels.

Joshua Boyle, 36 ans, a plaidé non coupable d’infractions à l’encontre de Caitlan Coleman, notamment de voie de fait, d’agression sexuelle et de séquestration entre octobre et décembre 2017.

Les infractions auraient été commises à la suite du retour du couple au Canada, après cinq ans comme otages d’extrémistes liés aux talibans.

Me Neubauer a disséqué le récit de Joshua Boyle dans le but apparent de le dépeindre comme un égoïste et manipulateur.

Il a laissé entendre que l’accusé avait «grandement exagéré» les problèmes émotionnels de Mme Coleman.

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