C.-B.: Coastal GasLink veut reprendre les travaux malgré l’opposition

VICTORIA — L’entreprise qui construit une canalisation de gaz naturel de 670 kilomètres dans le cadre du vaste projet de LNG Canada dans le nord de la Colombie-Britannique prévoit reprendre la construction de son gazoduc cette semaine, malgré un avis d’expulsion signifié par des membres d’une communauté autochtone au cours de la fin de semaine.

Dans une déclaration sur son site internet, Coastal GasLink a indiqué qu’elle mobiliserait les équipes de construction, en commençant par des réunions d’actualisation sur la sécurité mardi et mercredi, après la pause de la période des Fêtes.

La société affirme que le défrichage et les autres travaux devraient se poursuivre cette semaine, y compris la livraison des matériaux du pipeline.

La déclaration intervient après que les chefs héréditaires de la nation Wet’suwet’en ont publié samedi une lettre informant la société que son personnel et ses sous-traitants «empiétaient» sur le territoire non cédé et exigeant qu’ils quittent immédiatement les lieux.

Les employés de Coastal GasLink se sont conformés à l’avis, bien que la société affirme qu’elle est légalement autorisée à poursuivre ses activités dans la région et que les seules personnes présentes sur place samedi étaient du personnel de sécurité.

L’opposition à la portion de la canalisation près de Smithers, en Colombie-Britannique, a attiré l’attention internationale. Un porte-parole des chefs héréditaires n’a pas pu être joint dans l’immédiat pour commenter la situation.

Le 31 décembre, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a accordé à l’entreprise une injonction contre les membres de la nation Wet’suwet’en et d’autres personnes qui s’opposent au gazoduc.

Coastal GasLink dit avoir été avisé le 3 janvier que le groupe avait l’intention de mettre fin à partir de vendredi à une entente ayant accordé l’accès à l’entreprise.