C.-B.: des visons déclarés positifs chez un éleveur où des travailleurs sont atteints

ABBOTSFORD, C.-B. — Les résultats des tests sur cinq échantillons prélevés sur des visons chez un producteur de la Colombie-Britannique s’avèrent positifs pour le coronavirus qui cause la COVID-19 chez l’humain.

Le ministère provincial de l’Agriculture a déclaré mercredi que les échantillons avaient été recueillis après que plusieurs employés de l’élevage de visons ont été déclarés positifs.

Le vétérinaire en chef de la Colombie-Britannique a placé la ferme en quarantaine, interdisant tout mouvement des animaux et des matériaux hors de cette propriété de la vallée du Fraser, a indiqué le ministère dans un communiqué.

«Les résultats étaient attendus, compte tenu de l’interaction entre les travailleurs infectés et les visons», peut-on lire dans le communiqué. «Les tests pour déterminer le séquençage du génome et la souche du virus se poursuivent.»

La directrice provinciale de la santé publique, la docteure Bonnie Henry, affirmait plus tôt cette semaine que cette éclosion était préoccupante, car des transmissions entre l’humain et le vison se sont déjà produites dans d’autres pays et puisqu’il existe un potentiel de mutations du virus.

Le ministère de l’Agriculture a précisé qu’un plan était en place pour nourrir et soigner les visons pendant l’éclosion, qui a été annoncée lundi lorsque huit travailleurs ont été déclarés positifs.

«Le plan respecte les conditions de la quarantaine et assure la sécurité des travailleurs et des visons», indique le communiqué. «L’éclosion dans cette ferme n’est pas considérée comme posant un risque pour la santé d’autres éleveurs de visons.»

Le Danemark, plus grand fournisseur mondial de fourrure de visons, a décidé le mois dernier d’abattre l’ensemble de ses visons d’élevage — environ 15 millions de bêtes. L’Espagne a abattu environ 100 000 visons d’élevage; aux États-Unis, environ 10 000 visons dans l’Utah sont morts lorsque le virus s’est propagé dans les fermes d’élevage.

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré dans un communiqué le 3 décembre que la décision d’abattre les visons au Danemark avait été prise à la suite d’informations qui révélaient qu’il n’était pas possible d’arrêter la propagation de l’infection d’une ferme à l’autre ou des animaux aux humains.

«Les visons agissent comme un réservoir et contribuent à la transmission continue au Danemark», a affirmé l’OMS. L’élevage de visons au Danemark est désormais interdit jusqu’à la fin de l’an prochain. 

Les souches de COVID-19 qui infectent le vison et reviennent ensuite infecter l’humain peuvent avoir acquis en cours de route des mutations pour s’adapter à l’animal hôte, indique l’OMS.

La ferme de la Colombie-Britannique avait été inspectée en septembre par le vétérinaire en chef de la province et le personnel du ministère dans le cadre d’un processus d’inspection de routine. Elle avait alors été jugée conforme à toutes les normes de bien-être animal et de biosécurité, selon le communiqué du ministère de l’Agriculture.

Le ministère a déclaré que des échantillons avaient été soumis au Centre national des maladies animales exotiques de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, à Winnipeg, et qu’on avait avisé l’Organisation mondiale de la santé animale. 

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