C.-B.: un traité autochtone comprend des parties du sentier de la Côte-Ouest

VICTORIA — Un sentier de randonnée emblématique de l’arrière-pays de la Colombie-Britannique est en voie d’être inclus dans des traités avec deux Premières Nations de l’île de Vancouver.

Des portions de la réserve de parc national Pacific Rim et du sentier de la Côte-Ouest, d’une longueur de 75 kilomètres, sont incluses dans l’entente de principe signée vendredi, à Victoria, avec les Premières Nations des Ditidaht et des Pacheedaht

L’accord, qui doit être ratifié par toutes les parties, propose à ces nations autochtones des transferts d’environ 60 millions $, plus de 8000 hectares de terres ainsi qu’une certaine autonomie gouvernementale.

L’entente de principe prévoit le retour de certaines terres faisant partie du sentier de la Côte-Ouest, considéré comme l’un des meilleurs parcours de randonnée au monde, mais Parcs Canada et les Premières nations ont convenu de le maintenir accessible aux amateurs de plein-air.

En 1973, Parcs Canada avait ajouté ce sentier à la réserve de parc national Pacific Rim, malgré les objections des Ditidaht et des Pacheedaht, dont l’utilisation des terres et l’accès à l’océan ont alors été restreints.

Le sentier fait partie des routes terrestres et maritimes traditionnellement empruntées par les Premières nations. Des villages et des campements autochtones étaient établis dans la région avant l’arrivée de navires étrangers sur la côte ouest de l’île de Vancouver, il y a plus de 200 ans.

«Le sentier de la Côte-Ouest continuera d’être un endroit exceptionnel pour les Britanno-Colombiens, les Canadiens et les gens du monde entier qui souhaitent découvrir la côte ouest comme il se doit», a déclaré le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan.

«Le Pacheedaht et le Ditidaht se trouvent sur ce sentier et dans ses alentours depuis des milliers d’années. On ne peut pas trouver de meilleurs guides que les gens qui sont là depuis toujours», a-t-il souligné.

Le chef des Ditidaht, Robert Joseph, a déclaré que la négociation du traité s’est amorcée au début des années 1990, mais faisait l’objet de discussions dès son enfance au sein de sa communauté, il y a 60 ans de cela.

«Nous sommes enfin là, a-t-il lancé. Ça a pris beaucoup trop de temps.»