Cabinet Legault: quelques ministres ont pris du galon, d’autres ont perdu au change

QUÉBEC — Si on compare avec le premier mandat du gouvernement Legault, on observe que quelques ministres ont pris du galon, mais que plusieurs autres ont vu leurs responsabilités allégées.

Celui qui est monté en grade, devenant l’homme fort du gouvernement, est Pierre Fitzgibbon, qui devient responsable de l’Énergie, tout en conservant la mainmise sur tout le développement économique, incluant le développement régional. En prime, il sera responsable de Montréal, où le gouvernement ne compte toujours qu’un ministre.

Le ministre du premier mandat qui subit la pire rétrogradation est Jean Boulet, qui était auparavant ministre de l’Immigration, de l’Emploi, de la Solidarité sociale et du Travail. Il n’a conservé que le Travail pour le mandat qui débute.

Simon Jolin-Barrette, homme-orchestre du gouvernement dans le premier mandat, demeure leader parlementaire et ministre de la Justice, mais perd la responsabilité de la Langue française.

Sonia LeBel est toujours présidente du Conseil du trésor, mais elle a été délestée des Relations canadiennes et de la Réforme des institutions démocratiques.

Christian Dubé avait une très lourde charge avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Le ministère sera scindé en deux et Lionel Carmant assumera toute la portion des Services sociaux.

Isabelle Charest conserve le Sport, mais a perdu la Condition féminine.

Andrée Laforest conserve les Affaires municipales, mais perd le secteur de l’Habitation.

Le cas de Jean-François Roberge est particulier. Il a dû renoncer à une des plus importantes missions de l’État, l’Éducation, mais se retrouve à devoir gérer plusieurs dossiers n’ayant pas nécessairement de liens entre eux: bâtir le tout nouveau ministère de la Langue française, s’occuper des Relations canadiennes, de la Laïcité et de l’Accès à l’information.

Le dossier de la Lutte au racisme a été retiré à Benoît Charette, qui poursuivra son travail à l’Environnement, tout en s’occupant aussi de la Faune et des Parcs.

Les nombreux députés caquistes qui rongeaient leur frein durant le premier mandat, espérant que leur tour était enfin venu, vont à peu près tous devenir membres du club des déçus et des frustrés. Seul Christopher Skeete s’est vu confier une place au cabinet, pour lutter contre le racisme.

De nombreuses recrues de choix, élues pour la première fois le 3 octobre et considérées comme «ministrables», n’ont pas reçu le coup de fil tant attendu cette semaine. Au total, on compte tout de même neuf ministres faisant partie de ces nouveaux élus: Christine Fréchette (Immigration), Bernard Drainville (Éducation), Pascale Déry (Enseignement supérieur), Kateri Champagne Jourdain (Emploi), Martine Biron (Relations internationales et Condition féminine), Sonia Bélanger (Aînés), Suzanne Roy (Famille) France-Élaine Duranceau (Habitation) et Maïté Blanchette Vézina (Ressources naturelles et Forêt).

Tous les ministres du premier mandat qui étaient candidats pour un autre mandat ont été réélus. Seulement deux d’entre eux ont été chassés du cabinet: Lucie Lecours et Pierre Dufour.

L’ex-ministre de la Culture, Nathalie Roy, n’a pas été appelée à faire partie du cabinet, ce qui confirme l’information voulant qu’elle devienne la prochaine présidente de l’Assemblée nationale.   

Le caucus caquiste compte 90 députés. Le cabinet compte 30 ministres, 14 femmes et 16 hommes.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.