Calgary: un nouveau-né prend du mieux après s’être remis de la COVID-19

CALGARY — Lorsque Nora Forrest, âgée de cinq jours, a été hospitalisée pour la première fois pour la COVID-19, ses parents ne savaient pas si elle survivrait.

«Nous n’étions pas sûrs de la ramener à la maison ou si nous allions rapporter un siège d’auto vide à la maison», a confié sa mère, Ceyda Alaf-Forrest.

Nora était un petit bébé en santé, né à terme, lorsqu’elle est venue au monde le 22 novembre. La nuit suivante, sa mère a commencé à se sentir malade. Ensuite, le père, la grand-mère et la soeur aînée de Nora sont tombés malades.

La famille avait déjà subi trois tests de COVID-19 et tous s’étaient avérés négatifs. Ils soupçonnaient qu’ils auraient le même résultat, mais ils ont quand même effectué d’autres tests.

Les parents ont conduit Nora à l’Hôpital pour enfants de l’Alberta lorsqu’elle a commencé à faire de la fièvre le 27 novembre.

Ils étaient toujours là lorsque les résultats de leurs tests sont arrivés le lendemain matin par texto. Toute la famille avait reçu un diagnostic positif de COVID-19.

Dans la salle d’urgence, les médecins se demandaient s’ils devraient placer Nora aux soins intensifs ou dans une unité normale.

«Soudainement, tout a changé parce que les infirmières sont devenues très nerveuses et ont commencé à se parler plus rapidement», a relaté Mme Alaf-Forrest.

Nora ne respirait pas normalement. Elle devait aller aux soins intensifs.

«Ils couraient littéralement et amenaient le bébé dans le petit berceau, a-t-elle dit. Cela m’a fait penser que c’était fini. Elle pourrait même ne pas passer à travers.»

C’était difficile pour les parents de Nora de regarder les infirmières qui tentaient de prélever du sang dans ses minuscules veines. 

Le bébé a été mis sous sédation tandis qu’un tube respiratoire était inséré.

Quand Nora s’est réveillée, il était évident en regardant son visage rouge qu’elle pleurait, mais le tube la rendait silencieuse.

«C’est comme regarder un film d’horreur, mais le son était muet», a raconté sa mère. 

Le bébé a été emmailloté serré pour l’empêcher de saisir le tube. À l’hôpital, ils appelaient Nora la «combative».

Après trois ou quatre jours, l’état de Nora s’est amélioré, même si elle était irritable. Après une semaine, elle était plus calme et arrivait à dormir.

Puisque la COVID-19 est une nouvelle maladie, l’équipe médicale  ne disposait pas de beaucoup de recherches pour éclairer sa prise de décision.

Les parents disent avoir été impressionnés par la façon dont différents spécialistes ont collaboré aux soins de Nora. Ils ont notamment consulté une équipe aux États-Unis qui était plus familière avec la COVID-19 chez les nourrissons.

«Tout le monde se rassemble et parle de ce qu’il voit, a confié son père, Ben Forrest. C’était assez incroyable.»

L’hôpital voulait avoir le moins de cas de COVID-19 dans l’établissement, alors le père s’est proposé pour retourner à la maison pendant que sa femme est restée avec le bébé. Lorsque Mme Alaf-Forrest était épuisée du manque de sommeil, une infirmière se proposait pour bercer le bébé.

Nora a reçu son congé le 9 décembre après près de deux semaines d’hospitalisation. Maintenant, elle prend du poids et demeure alerte.

«Nous avons même parfois un sourire de sa part», a témoigné sa mère.

Les parents et leur fille de 20 mois, Hazel, se sont remis de la maladie en une semaine.

La mère de Mme Alaf-Forrest, qui était venue de la Turquie pour aider avec le nouveau bébé, a été affectée plus durement et a pris dix jours à s’en remettre.

M. Forrest dit qu’il a préparé une «capsule temporelle» d’histoires sur l’épreuve de Nora afin qu’il puisse les lui montrer lorsqu’elle sera plus âgée.

Il a dit que les restrictions sanitaires imposées pour limiter la propagation du virus sont en place pour une raison, même si elles peuvent paraître dérangeantes.

«Nous ne voudrions pas quiconque traverse ce que nous avons dû traverser», a-t-il conclu.

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