Calgary veut interdire la pratique «insidieuse» de la thérapie de conversion

CALGARY — Le maire de Calgary a déclaré qu’une résolution visant à interdire la pratique «insidieuse» de la thérapie de conversion doit être présentée à un comité du conseil au début de la semaine prochaine avec un vote prévu en février.

«C’est la bonne chose à faire», a déclaré Naheed Nenshi vendredi après une réunion avec la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu.

«C’est une pratique qui cause un préjudice extraordinaire, en particulier pour les jeunes vulnérables, et il est temps de l’interdire», a-t-il fait valoir.

La thérapie de conversion vise à changer l’orientation sexuelle d’un individu par le biais d’une forme de psychologie ou d’enseignements religieux. Elle a été discréditée comme psychologiquement dommageable.

Un certain nombre de villes canadiennes, dont Vancouver, Edmonton et St. Albert, en Alberta, ont déjà interdit la pratique.

M. Nenshi a déclaré que Calgary avait des moyens à sa disposition pour faire cesser la pratique ou décourager les groupes concernés de faire usage de la thérapie.

«Nous avons certains pouvoirs administratifs… pour empêcher ce genre d’entreprises d’obtenir des licences et de les faire fonctionner dans la ville de Calgary», a-t-il soutenu.

Mme Hajdu a indiqué que le gouvernement fédéral a envoyé des lettres à toutes les provinces l’été dernier pour leur demander d’interdire la thérapie de conversion, mais n’a pas eu de nouvelles de l’Alberta, où le gouvernement conservateur uni a démantelé l’été dernier un groupe de travail chargé d’élaborer une stratégie sur cet enjeu.

Mme Hajdu et M. Nenshi ont reconnu qu’il ne serait pas facile de forcer la fin de la thérapie, surtout si des groupes religieux sont impliqués.

«Si vous faites payer (pour la thérapie), vous avez besoin d’une licence commerciale. Si les gens font ce genre de chose dans leur sous-sol, sans faire payer… c’est là que nous avons besoin que la province et le gouvernement fédéral agissent», a souligné le maire de Calgary.

«C’est parfois mêlé à des organisations confessionnelles. C’est peut-être une pratique qu’elles proposent aux familles. Il peut s’agir d’un praticien privé qui ne fait pas beaucoup de publicité», a ajouté Mme Hajdu.

La Société canadienne de psychologie, l’Organisation mondiale de la santé et Amnistie internationale s’opposent à la thérapie de conversion.

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