Cancers de la thyroïde et du testicule au Canada: meilleurs espoirs de survie

Des données dévoilées vendredi par Statistique Canada démontrent qu’au pays en 2017, la survie la plus élevée chez les personnes atteintes de cancer était constatée pour les cancers de la thyroïde et du testicule, alors que la plus faible était pour le cancer du pancréas et le mésothéliome. 

Il s’agit d’un type de cancer qui se développe dans la fine couche de tissus recouvrant la majorité des organes internes du corps.  

La survie nette après cinq ans en 2017 pour les cancers de la thyroïde et du testicule s’établissait à 97 % dans chaque cas. La survie a été relativement élevée pour les cancers de la prostate, de 91 %, du sein, de 89 %, et des mélanomes cutanés, de 89 % aussi.   

La survie relativement élevée après cinq ans dans le cas du cancer du sein peut être partiellement attribuée à l’usage répandu du dépistage par mammographie. En 2017, 91,4 % des femmes qui avaient entre 50 et 74 ans ont déclaré avoir subi une mammographie au cours de leur vie, et 78,5 % au cours des trois années précédentes.   

Quant à la survie nette après cinq ans des personnes ayant reçu un diagnostic de cancer du pancréas, elle ne s’est établie qu’à 10 %, car il est rarement détecté à un stade précoce plus propice au traitement.   

Environ quatre cas de mésothéliome sur cinq sont diagnostiqués chez les hommes, pour lesquels la survie après cinq ans n’était que de 6 % comparativement à 20 % chez les femmes. Statistique Canada signale que les hommes ont été historiquement plus exposés à l’amiante, aux métiers de la construction et à l’extraction minière, des facteurs de risque de mésothéliome.   

Les autres cancers associés à une survie nette plus faible ont été les cancers de l’œsophage, à 16 %, et du cerveau, à 20 %.  

En revanche, les données illustrent que les cancers individuels dont l’amélioration de la survie a été la plus marquée au cours des 23 dernières années sont tous des cancers du sang.   

Près d’un Canadien sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie.

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