Casques bleus: Ottawa attendra d’en savoir plus sur l’administration Trump

OTTAWA – Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, prévoit s’entretenir en personne avec son homologue américain avant de préciser les plans du Canada quant au déploiement de Casques bleus en Afrique, disant que la coordination militaire avec les États-Unis est essentielle.

Le gouvernement libéral de Justin Trudeau tente de mieux comprendre ce que signifie l’arrivée de l’administration de Donald Trump aux États-Unis concernant les priorités en défense.

Le gouvernement a annoncé en août que le Canada déploierait jusqu’à 600 soldats dans de futures missions de maintien de la paix des Nations unies, sans préciser dans quels endroits les Casques bleus canadiens seraient déployés.

Les détails du plan avaient été promis pour la fin de 2016, une fois que les responsables militaires et les diplomates canadiens auraient eu l’occasion d’évaluer dans quelle région les soldats canadiens pourraient avoir le plus grand impact.

Mais les ministres ont choisi de ne pas arrêter leur décision, le mois dernier, et leur intention de s’attaquer à la question ces derniers jours lors de la retraite du cabinet à Calgary a aussi avorté.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, s’est entretenu par téléphone avec le nouveau secrétaire américain à la Défense, James Mattis, lundi, et bien que les deux hommes n’aient pas discuté de missions de maintien de la paix, le ministre a dit avoir l’intention d’aborder la question lorsqu’ils se rencontreront en personne pour la première fois.

«Tout est interconnecté», a dit le ministre aux médias à Calgary. «Par exemple, ce qui se passe en Irak en ce moment a des répercussions sur l’Afrique et d’autres régions du monde. Alors nous devons en discuter, car nous devons être en mesure de maximiser notre impact sur le terrain», a-t-il ajouté.

Le ministre a tenu à dire qu’il revenait au Canada de prendre ses propres décisions quant à l’envoi de Casques bleus.