Cérémonie nationale de commémoration en l’honneur du prince Philip à Ottawa

OTTAWA — En cette époque de pandémie, le Canada a offert samedi un hommage sobre au prince Philip, honorant son service public, son engagement envers les jeunes et son soutien indéfectible à sa femme, la reine Elizabeth II.

La messe à la cathédrale Christ Church d’Ottawa, qui comprenait des hommages virtuels et des performances, s’est déroulée après les funérailles officielles du duc d’Édimbourg à la chapelle Saint-Georges du château de Windsor.

Le premier ministre Justin Trudeau, qui a annoncé samedi un don de 200 000 $ au Prix international du duc d’Édimbourg, a qualifié le prince «d’homme de grand service».

«Il a consacré sa vie au devoir et au peuple du Commonwealth, a-t-il déclaré lors de la messe virtuelle. Dans les jours qui ont suivi son décès, nous avons entendu d’innombrables personnes à travers le Canada et dans le monde, a affirmé le premier ministre. Ils ont partagé des souvenirs, des histoires et parlé de son impact sur leur vie et leur communauté.»

Le prince Philip était «un homme qui croyait aux gens et en particulier aux jeunes», a-t-il ajouté. 

«Il les a mis au défi de faire plus pour croire en eux-mêmes et de militer pour un avenir meilleur et plus lumineux.»

Des coups de canon ont été tirés à la fin de la cérémonie nationale, qui a été suivie d’un récital du Carillonneur du Dominion à la Tour de la Paix, sur la Colline du Parlement.

Conformément aux restrictions liées à la pandémie, aucun invité n’a été invité à assister au service religieux. On a plutôt demandé aux Canadiens de regarder l’émission à la télévision ou en ligne et de ne pas se rassembler à l’extérieur.

Le prince Philip est décédé le 9 avril dernier, à l’âge de 99 ans. Il a été marié 73 ans à la reine Elizabeth II.

Plus tôt samedi, les funérailles officielles du duc d’Édimbourg ont eu lieu au château de Windsor.

La cérémonie n’ayant accueilli que 30 personnes a été qualifiée de «surréelle», mais «très belle» par John Yogis, secrétaire de la section Halifax de la Ligue monarchiste.

«L’aspect le plus touchant était de penser à Sa Majesté par elle-même», a-t-il dit.

De voir la reine seule, après avoir passé presque trois quarts de siècle avec le prince Philip à ses côtés, a donné la «chair de poule» à M. Yogis, qui s’est dit aussi «triste» de voir la «fin d’une époque».

M. Yogis, également directeur du Commonwealth Judicial Education Institute, estime que le Prix international du duc d’Édimbourg est l’une des «contributions les plus importantes du prince au Commonwealth».

Le programme expose les jeunes au «plein air, à la nature sauvage et à la notion de service et de citoyenneté», a-t-il déclaré.

Le don à la branche canadienne du Prix international du duc d’Édimbourg honore l’engagement du prince Philip envers le succès des générations futures, a déclaré M. Trudeau dans un communiqué.

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