Ces Néo-Brunswickois obligés de passer par les É.-U. pour s’approvisionner

FREDERICTON — Certains habitants de l’île Campobello, au Nouveau-Brunswick, qui doivent passer par les États-Unis pour gagner le Canada, demandent à la province une autre façon de s’approvisionner pendant la pandémie de COVID-19.

Ulysse Robichaud explique que les habitants de l’île ne veulent plus aller aux États-Unis pendant la pandémie. Il a écrit au premier ministre Blaine Higgs pour suggérer au gouvernement de mettre à disposition un camion ou un bateau avec de la nourriture, de l’essence et d’autres produits de première nécessité.

«Notre premier choix serait d’avoir un service de traversier directement vers le Nouveau-Brunswick pour rester en sécurité et dans notre propre pays, comme les autres Canadiens», écrit M. Robichaud dans sa lettre au premier ministre.

Les insulaires peuvent compter sur un service de traversier saisonnier, pendant les mois d’été, vers l’île voisine de Deer, puis un autre vers le continent. Mais hors-saison, les résidants doivent traverser un pont vers Lubec, dans le Maine, et rouler une heure aux États-Unis avant de regagner le Canada, à St.Stephen, au Nouveau-Brunswick.

Le Canada et les États-Unis ont conclu un accord pour permettre aux résidants de Campobello de faire ce trajet inusité, et M. Higgs a rappelé que ces voyageurs n’auront pas à entrer en isolement obligatoire en revenant au Nouveau-Brunswick, en autant qu’ils ne s’arrêtent pas à Lubec.

«Ils peuvent rentrer au Nouveau-Brunswick et nous veillerons toujours à ce que ce soit possible, aussi bien pour les produits de première nécessité que pour les soins de santé: nous veillerons à ce que les résidants se déplacent et puissent revenir au Nouveau-Brunswick», a assuré le premier ministre.

Campobello a une population d’environ 870 habitants, qui gonfle pendant les mois d’été, alors que les visiteurs s’y pressent pour profiter des paysages et des sites touristiques tels que l’ancienne résidence d’été du président américain Franklin D. Roosevelt. Mais il n’y a pas de stations-service sur l’île et seulement quelques petits commerces.

M. Higgs a expliqué qu’il n’y avait pas assez de trafic pour justifier un service de traversier toute l’année, mais la province envisage d’offrir le service saisonnier d’été plus tôt cette année.

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