Champignon agricole à l’IPÉ: des producteurs de pommes de terre sont irrités

CHARLOTTETOWN — Les producteurs de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard affirment qu’un nouveau rapport démontre que la décision de 2021 d’arrêter les exportations vers les États-Unis à cause de la présence d’un champignon est allée trop loin et ils exigent que les restrictions restantes soient levées sur les terres agricoles où la maladie n’a pas été détectée.

Le rapport du Groupe consultatif international sur la verrue de la pomme de terre soumis au gouvernement du Canada la semaine dernière a révélé que la majorité du territoire de l’Île-du-Prince-Édouard est considérée comme une zone exempte de parasites.

Selon John Visser, producteur de pommes de terre et président de la Commission de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, le rapport montre que les restrictions imposées par le Canada pour gérer la verrue de la pomme de terre ont eu une trop grande portée.

La maladie fongique, qui change l’apparence des pommes de terre atteintes, mais qui ne représente aucune menace pour la santé humaine, se propage par le déplacement des pommes de terre infectées, sur le sol et à l’aide de l’équipement agricole.

Le Canada a cessé des exportations de l’Île-du-Prince-Édouard vers les États-Unis le 21 novembre 2021, après que le champignon ait été détecté dans quelques champs de la province. Les expéditions ont repris en avril dernier après que le Département américain de l’Agriculture ait donné le feu vert aux fermes insulaires.

John Visser affirme que ses pairs et lui ont été offensés par l’arrêté ministériel de 2021 selon lequel la province était infestée de verrue de la pomme de terre alors qu’en fait, elle n’affectait qu’une poignée de champs.

La verrue de la pomme de terre a été trouvée dans 36 des quelque 10 000 champs de pommes de terre cultivés de l’Île-du-Prince-Édouard. On estime que l’interdiction d’exportation a coûté à l’industrie plus de 50 millions $ en revenus et contraint les agriculteurs à détruire environ 115 millions de kilogrammes de pommes de terre.

Les pommes de terre de semence, qui représentent environ 10 % de la production annuelle de pommes de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, sont toujours interdites aux États-Unis en attendant les résultats d’un examen plus approfondi du Département américain de l’Agriculture. Ils ne sont pas non plus autorisés à être vendus dans d’autres provinces du Canada.

John Visser, qui cultive la pomme de terre à Victoria, à l’Île-du-Prince-Édouard, se dit satisfait du rapport du groupe d’experts. Le texte contient des recommandations, notamment la culture de variétés de pommes de terre résistantes aux verrues, la création de zones de contrôle de la biosécurité à proximité des champs où la verrue a été trouvée et la garantie d’un niveau élevé de nettoyage du matériel agricole.

Le ministère fédéral de l’Agriculture n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

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