Chefferie conservatrice: les derniers arguments de vente des candidats

ETOBICOKE, Ont. — C’est le jour J, samedi.

Les militants du Parti conservateur du Canada décident qui sera envoyé au front pour tenter de battre Justin Trudeau en 2019.

À quelques heures de la fermeture des bureaux de vote, vendredi soir, les 13 candidats avaient chacun 10 minutes pour livrer un ultime plaidoyer afin de convaincre les indécis.

Voici un échantillon de ce que certains des aspirants ont choisi de mettre de l’avant sur la scène du centre des congrès d’Etobicoke, en banlieue de Toronto.

Chris Alexander

«Comme ambassadeur, ministre, j’ai eu le privilège de voir le Canada à son meilleur. L’excellence de notre diplomatie (…) Nous avons besoin d’un chef capable de nous emmener vers de nouveaux sommets.»

«J’éliminerai la taxe fédérale sur le carbone. Je construirai (l’oléoduc) Énergie Est. Je ferai la promotion de tous nos produits énergétiques.»

Maxime Bernier

«Il est temps de voter en accord avec vos convictions.»

«Peu importe ce qui arrive demain, je suis fier d’être conservateur comme vous (…) Tous ensemble, nous bâtirons un pays plus fort.»

Steven Blaney

«Mes amis, combien de violeurs, de pédophiles et de meurtriers allons-nous laisser sortir de nos prisons sans procès avant de prendre nos responsabilités en main et de mettre fin à cette hérésie?»

«Dans le ‘la-la land de selfie libéral’ de Justin Trudeau, notre pays est à la dérive.»

Michael Chong

«Il faut un plan crédible, fondé sur le libre marché, afin de réduire nos émissions et protéger notre environnement.»

«Il y a plus de cinq décennies, après la Deuxième Guerre mondiale, deux jeunes immigrants sont arrivés au Canada séparément. Une Néerlandaise et un Chinois. Ils sont venus ici à la recherche d’une meilleure vie. Je suis le résultat de leur foi en ce pays.»

Kellie Leitch

«Justin Trudeau a dit que le Canada n’avait pas d’identité propre. Laissez-moi vous dire, Justin Trudeau, vous et vos amis élites, avez tort.»

«Les Canadiens sont fiers de leurs valeurs communes. Les Canadiens sont fiers de leur identité unifiée, et ils veulent quelqu’un qui protégera et qui fera la promotion de ces valeurs et de cette identité.»

Pierre Lemieux

«Je suis pro-vie, je suis un conservateur social, je suis en faveur de la liberté d’expression. Et je suis Canadien! Et ces valeurs sont des valeurs canadiennes! Et nous ne devrions jamais laisser quiconque nous enlever cela.»

«Nous avons besoin d’un leader qui reconnaît que la liberté d’expression est menacée par la rectitude politique.»

Erin O’Toole

«Je suis député depuis seulement quatre ans. Mais les 31 députés qui m’appuient comprennent que je défends des idéaux conservateurs depuis toujours et ils comprennent mon profond engagement à servir le Canada et ses citoyens».

«Le Canada n’a pas besoin d’une célébrité comme premier ministre. Nous avons besoin d’un chef compétent.»

Lisa Raitt

«Je sais que mon français n’est pas encore à point, mais soyez assurés que je vais continuer à travailler, peu importe le résultat ce week-end.»

«Nous sommes de retour! Le Parti conservateur est de retour!»

Andrew Scheer

«Comme l’ensemble des Canadiens, les Québécois rejettent l’idée de l’’Ottawa knows best’. C’est pour cette raison que j’ai toujours été un grand défenseur du respect des compétences provinciales. Et les Québécois sont découragés de voir à quel point Justin Trudeau est complètement déconnecté des enjeux qui touchent le Québec.»

«Je rejette l’idée que pour battre les libéraux, il faut tenter de leur ressembler davantage.»

Brad Trost

«Certains dans notre parti disent que ceux d’entre nous qui croient en la culture de la vie, qui appuient le mariage traditionnel, sont vieux jeu. Ils disent que nous devons soit nous taire, ou soit carrément disparaître. Je dis qu’ils ont tort.»

«Je suis un géophysicien. Je connais les énormes lacunes de la soi-disant science derrière la théorie de l’origine humaine des changements climatiques. Les conservateurs doivent faire cesser la guerre contre le pétrole, le gaz et le charbon. Pas de taxe carbone!»