Chicoutimi: la candidate péquiste veut prioriser la création d’emplois

MONTRÉAL – Le développement économique et la création d’emplois sont les priorités de la candidate du Parti québécois dans la circonscription de Chicoutimi en vue de l’élection partielle du 11 avril.

En entrevue, la femme d’affaires Mireille Jean dit vouloir donner un élan à l’entreprenariat dans la région, le moyen le plus efficace à ses yeux pour faire baisser le taux de chômage.

Celle qui souhaite succéder à Stéphane Bédard sur les bancs de l’Assemblée nationale affirme détenir un excellent bagage pour encourager la création de nouvelles entreprises. Mme Jean, une architecte de formation, a fondé en 1984 TRIONIQ, une entreprise en haute technologie basée à Saguenay.

«J’ai passé à travers les processus que les entrepreneurs doivent vivre, c’est-à-dire le démarrage, le financement, la croissance, la commercialisation, la gestion des inventaires, l’exportation, la décroissance, etc.», explique-t-elle.

«En tant qu’élue, je serai à même de pouvoir adopter ou proposer des politiques et mettre en place un environnement qui sera propice à l’émergence et à la croissance des entreprises qui seront porteuses», poursuit-elle.

La candidate péquiste souhaite également poursuivre les efforts pour attirer des investissements dans la région, principalement pour mettre en valeur les ressources naturelles du Saguenay.

«On a des ressources naturelles qui sont à utiliser ou à mettre en valeur, ça effectivement on peut très bien se positionner pour que de plus gros investissements puissent se faire ici.»

Bien que Mireille Jean soit en tête dans les intentions de vote, un sondage dévoilé vendredi laisse entendre que la circonscription de Chicoutimi n’est plus la forteresse péquiste qu’elle a déjà été.

Le coup de sonde de la firme Segma Recherche mené pour le compte du journal «Le Quotidien» et de la station de radio Énergie-Rouge FM donne une avance de six points à la candidate péquiste.

«Une élection ce n’est jamais gagné, Chicoutimi ne fait pas exception», tempère Mme Jean.

Ce même sondage révèle toutefois que le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, ne récolte que 28 pour cent des appuis lorsque les répondants se sont faits demander quel chef faisait le meilleur travail.

Une faible popularité qui ne semble pas inquiéter la candidate péquiste.

«Je crois qu’il commence à bien maîtriser les rouages de la politique. Il est venu deux fois dans le comté. La réception était excellente. Il a fait des bains de foule. Les gens sont heureux de venir le rencontrer.»

L’élection partielle dans Chicoutimi a été rendue nécessaire par la démission en octobre du député péquiste Stéphane Bédard, qui a occupé ce poste pendant 17 ans.

En 2014, M. Bédard avait obtenu une majorité de 1605 voix devant le libéral Michel Malette.

Le Parti québécois détient cette circonscription depuis 1973.

Les libéraux y ont connu leur dernière victoire en 1931.

Un total de six déclarations de candidature ont été acceptées pour l’élection partielle du 11 avril. La période pour produire une déclaration de candidature se concluait samedi.

Les électeurs de Chicoutimi auront à choisir entre la candidate péquiste Mireille Jean, la libérale Francyne T. Gobeil, la caquiste Hélène Girard, le solidaire Pierre Dostie, Alex Tyrrell du Parti vert, et Catherine Bouchard-Tremblay d’Option nationale.