Chili:fin de l’utilisation d’armes à air comprimé contre les manifestants

SANTIAGO, Chili — La police chilienne suspend l’utilisation généralisée des armes à air comprimé, qui ont blessé des milliers de personnes lors des manifestations et laissé plus de 200 personnes éborgnées (sans la vue d’un seul œil).

Le directeur de la police nationale, Mario Rozas, a déclaré mardi que les armes à air comprimé ne seront utilisées que dans des cas extrêmes, dans lesquels la vie de civils ou de la police serait en danger.

Mario Rozas a été largement critiqué pour l’usage de la force par la police lors de manifestations de masse qui ont lieu depuis 33 jours, contre les inégalités qui sévissent au Chili.

Des groupes de défense des droits de la personne ont été inondés de rapports faisant état de personnes blessées par des projectiles. Des représentants d’Amnestie Internationale, des Nations Unies, de la Commission interaméricaine des droits de l’homme et de Human Rights Watch se trouvent au Chili pour enquêter sur l’utilisation de la force par la police.