Fusillade «sans précédent» à Montréal: le SPVM demande l’aide de la SQ

MONTRÉAL — Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait appel à des ressources spécialisées de la Sûreté du Québec pour enquêter sur ce qu’il qualifie de fusillade «sans précédent» qui a fait trois morts et deux blessés, en début de soirée lundi, dans un immeuble d’appartements du nord-est.

L’inspecteur David Shane, du SPVM, a déclaré mardi matin aux journalistes que «quelques dizaines de coups de feu» avaient visé cinq hommes, connus de la police, dont certains se trouvaient à l’intérieur d’un appartement et d’autres à l’extérieur de l’immeuble de Rivière-des-Prairies, vers 19 h lundi. 

Deux des personnes mortes étaient âgées de 29 ans et la troisième avait 63 ans, a-t-il précisé, ajoutant que l’une de ces personnes portait une arme à feu.

De nombreux appels au 911, vers 19 h, ont signalé plusieurs coups de feu entendus sur le boulevard Perras, près de l’intersection de la 54e avenue.

M. Shane a déclaré que l’unité des crimes majeurs menait l’enquête, assistée de «compétences spécialisées» de la Sûreté du Québec. 

Aucune arrestation n’avait été effectuée mardi midi. 

«Les enquêtes criminelles (…) sont devenues plus complexes au fil des ans, et nous avons besoin d’unités spécialisées pour certaines techniques, et ces techniques prennent du temps», a-t-il expliqué. 

M. Shane a déclaré qu’il était trop tôt pour suggérer un mobile, mais il a ajouté que «la majorité des crimes violents commis avec des armes à feu sont attribuables à des guerres entre gangs criminels».

Le même immeuble avait également été touché par des balles le 5 juin dernier, a déclaré M. Shane, mais personne n’avait été blessé lors de cet incident.

La mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, a déclaré aux journalistes que ce n’était pas la première fois qu’elle devait s’adresser à la population après une fusillade dans le quartier. Elle a admis que les résidents étaient «légitimement préoccupés» et «indignés» par ces meurtres.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est dite «choquée, comme la population montréalaise», par cette fusillade. «La violence armée doit cesser. La sécurité des Montréalais-es est une priorité inconditionnelle. Notre équipe est pleinement mobilisée et travaille avec le SPVM», a-t-elle écrit dans les médias sociaux. 

Les Montréalais ont effectivement été témoins d’une augmentation des fusillades au cours des deux dernières années. En février, une adolescente de 15 ans a été atteinte mortellement par une balle tirée d’une voiture lors d’une fusillade à Saint-Léonard, l’arrondissement voisin de Rivière-des-Prairies.

«Assez, c’est assez», a lancé mardi l’inspecteur Shane à l’endroit des responsables de la fusillade à Rivière-des-Prairies. «À partir d’aujourd’hui, vous avez toute la force de la police de Montréal sur le dos.»

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