Claire Samson au Parti conservateur? Réponse dans les prochains jours

QUÉBEC — La députée d’Iberville, Claire Samson, pourrait annoncer d’ici la fin de la semaine son intention de joindre les rangs du Parti conservateur (PCQ) d’Éric Duhaime.

Expulsée du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) mardi soir, parce qu’elle avait fait un don de 100 $ au PCQ, Mme Samson accélère sa réflexion depuis. Elle a demandé quelques jours à la direction du parti pour prendre sa décision.

En entrevue téléphonique en fin de journée mercredi, Mme Samson a affirmé qu’elle ne fermait «aucune porte», donc qu’elle pourrait bien passer au Parti conservateur à court terme, demeurer députée indépendante, voire remettre en question sa décision antérieure de ne pas se porter candidate au scrutin d’octobre 2022. Bref, aucun scénario n’est exclu.

«Je me suis dit que j’allais prendre le temps de réfléchir», dit la députée, voulant examiner toutes ses options.

Mercredi, Mme Samson et M. Duhaime ont quand même prévu se contacter dès jeudi pour faire le point sur la suite des choses.

L’ex-députée caquiste s’est dite «soulagée» d’avoir coupé les ponts avec la formation politique de François Legault. Elle affirme qu’aucun député caquiste ne l’a appelée pour prendre de ses nouvelles, depuis son expulsion mardi soir, et à son avis c’est parce que ses anciens collègues ont reçu un mot d’ordre de ne pas la contacter.

Le flirt entre l’ex-caquiste et le Parti conservateur avait commencé bien avant mardi. Mme Samson et M. Duhaime se sont rencontrés à trois reprises, au cours des derniers mois, pour envisager la possibilité de faire équipe ensemble. Une quatrième rencontre devait avoir lieu la semaine prochaine, selon des informations obtenues mercredi de source conservatrice.

Mme Samson n’est d’ailleurs pas la seule élue de l’Assemblée nationale à se faire courtiser par M. Duhaime. Des sources proches du chef affirment que depuis son élection à la tête du parti, les démarches se multiplient auprès de plusieurs élus pour tâter leur intérêt de changer de camp. 

Au Parti conservateur, on affirme que «l’opération charme» semble vouloir porter fruit, alors que quelques députés caquistes et un député libéral se seraient montrés intéressés jusqu’à maintenant et auraient entrepris une réflexion. Certains seraient même «plus sérieux» dans leur démarche. D’autres ont par contre carrément refusé de parler au chef du parti de droite, épris de libertés individuelles et reconnu pour ses critiques des mesures sanitaires.

Le but de M. Duhaime, élu chef en avril, est de permettre à sa formation politique d’entrer à l’Assemblée nationale le plus tôt possible, idéalement dès la rentrée parlementaire de septembre. Actuellement, le PCQ n’a aucun siège au parlement. 

Si Mme Samson, ou un autre élu, endosse à court terme l’habit du transfuge, M. Duhaime aurait du coup le privilège d’avoir accès à la presse nationale quotidiennement, et pourrait espérer participer aux débats des chefs lors de la campagne électorale de 2022, des atouts non négligeables pour un chef de parti qui cherche à se faire connaître.

En entrevue à La Presse Canadienne mardi soir, Mme Samson s’était montrée très inspirée par ses conversations avec le chef conservateur. Depuis longtemps, elle disait se sentir exclue du caucus de la CAQ et sentait qu’elle ne faisait pas partie des plans du gouvernement, d’où son ouverture à aller voir ailleurs.

Le PCQ, qui dit avoir l’appui de 15 000 membres, tiendra son congrès en novembre. Il doit à cette occasion revoir son programme et définir sa plateforme électorale. 

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