Comprendre l’énigme Donald Trump: un nouveau livre décortique son turbulent mandat

WASHINGTON — L’énigme que représente Donald Trump est scrutée à la loupe dans le nouveau livre «Confidence Man», qui cherche à comprendre l’un des dirigeants les plus controversés des États-Unis ― et, par extension, la présidence la plus turbulente et vexante de l’histoire du pays― en fouillant dans son passé.

Pendant le mandat de Trump, les gens avaient beaucoup de difficulté à suivre ce qui se passait, «juste parce qu’un si grand nombre de nouvelles à son propos sortaient constamment», a expliqué l’auteure, Maggie Haberman, également correspondante au New York Times.

«Ce (livre) est un premier pas en arrière, même pour les moments que nous avons tous vécus, a-t-elle affirmé. [Pour mieux comprendre l’homme lui-même], je pense que ça nécessite en quelque sorte de s’éloigner du quotidien».

«Confidence Man» ne manque pas de révélations sur l’ancien président et son passage à la Maison-Blanche.

Il a juré dans les semaines qui ont suivi l’élection présidentielle de 2020 qu’il ne quitterait pas ses fonctions, insistant sur le fait que l’élection lui avait été volée. Son gendre et conseiller, Jared Kushner, a exhorté les sondeurs à gonfler ses chiffres, vraisemblablement pour maintenir le président dans un bon espace mental.

Il a souvent fait semblant de prier pour une Ruth Bader Ginsburg mourante, la juge à la Cour suprême et icône féministe dont la mort en 2020 a donné à Trump la rare chance de remodeler fondamentalement le paysage juridique du pays, un précurseur de la décision prise plus tôt cette année d’abandonner les protections nationales pour l’avortement.

Il voulait porter un t-shirt de Superman sous sa chemise à sa sortie de l’hôpital après avoir contracté la COVID-19, espérant le révéler, à la Clark Kent, au profit des caméras.

Son piètre rassemblement de Tulsa, durant l’été 2020, où la moitié de la salle était vide à cause des craintes liées à la pandémie et une mobilisation d’opposants sur les réseaux sociaux, a rendu le président furieux.

Mme Haberman fait partie de ceux qui pensent que la COVID-19 était la véritable coupable à Tulsa, pas les fans de K-pop sur TikTok et Twitter qui auraient réservé des billets en masse pour bloquer les vraies inscriptions.

«Je me souviens que des responsables de sa campagne m’ont dit: « Je ne pensais tout simplement pas que nos partisans allaient avoir peur (de la COVID-19) » ― c’était assez frappant», a dit Mme Haberman. Mais l’impact que cela a eu sur le président a somme toute été minime, a-t-elle nuancé.

Toute personne soucieuse de savoir dans quelle mesure l’influence de Donald Trump perdurera dans la politique américaine ferait bien, selon elle, de suivre les élections de mi-mandat du mois prochain.

Il est déjà très clair qu’il a laissé des empreintes profondes sur la présente campagne électorale. Un certain nombre de ses acolytes mènent des luttes serrées, y compris plusieurs qui soutiennent la fausse affirmation selon laquelle Joe Biden n’était pas le vainqueur légitime de la présidentielle de 2020.

Un grand nombre d’entre eux se présentent à des postes au niveau de leur État, par exemple comme secrétaire d’État ou procureur général, des rôles plus mineurs, mais qui pourraient leur donner une influence démesurée sur la conduite des futures élections.

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