Condamné pour avoir agressé sexuellement son épouse sous menace de déportation

WINDSOR, Ont. — Un homme de Windsor, en Ontario, a été reconnu coupable d’agression sexuelle et d’extorsion après qu’un juge eut déterminé qu’il avait utilisé la menace d’expulsion pour forcer son épouse à se soumettre à des actes sexuels.

Le juge Paul Howard de la Cour supérieure de l’Ontario a conclu que l’homme, dont on ne peut révéler l’identifié afin de protéger l’identité de la victime, a abusé de son pouvoir.

Dans une décision rendue vendredi soir, le juge Howard dit croire que l’homme a commis ces infractions plus d’une fois au cours des neuf semaines qu’a duré le mariage.

Cependant, le juge a concédé qu’il n’y avait suffisamment de preuves que pour condamner l’individu à un seul chef d’accusation d’extorsion et d’agression sexuelle.

Le prévenu a donc été déclaré non coupable de cinq autres chefs d’accusation – un pour voies de fait et deux pour agression sexuelle et pour extorsion – qui étaient liés à des dates précises de la relation.

Selon ce qui a été révélé en cour, le couple s’est connu sur un site de rencontre en ligne, au printemps 2015, et s’est marié quelques semaines plus tard.

La femme a témoigné qu’elle était arrivée au Canada deux ans plus tôt, en provenance du Nigéria, et qu’elle avait demandé l’asile, mais sa demande a été rejetée.

Son mari et elle ont tous deux déclaré au tribunal qu’ils cherchaient à s’installer et à fonder une famille.