Conditions de travail: moyens de pression de coroners à temps partiel du Québec

MONTRÉAL — Pour la première fois en 35 ans, les coroners à temps partiel du Québec entameront mercredi des moyens de pression en limitant leur disponibilité jusqu’à ce que l’État québécois démontre son intention de véritablement négocier à propos de leur charge de travail. 

Les coroners à temps partiel, qui disent effectuer 98 % des investigations pour le Bureau du coroner avec plus de 5000 dossiers de décès par année, subissent pourtant le départ d’environ 15 % de leurs effectifs, chaque année, à cause de la dégradation des conditions de travail, notamment la rémunération et les avantages sociaux qui ne sont jamais révisés, disent-ils.

L’Association des coroners du Québec dénonce qu’alors que le gouvernement s’apprête à hausser ses exigences de formation pour les coroners, ceux-ci ne reçoivent toujours aucune rémunération pour se former. Les coroners à temps partiel disent pourtant évoluer dans un monde législatif, juridique, réglementaire et médical complexe. 

D’autre part, les coroners à temps partiel se plaignent de l’absence de dédommagement pour le temps consacré au déplacement sur les scènes de décès qui est parfois un élément important pour leur enquête. 

Il dénoncent aussi que le gouvernement leur verse un montant d’argent inadéquat pour qu’ils effectuent eux-mêmes des tâches administratives. 

L’Association des coroners du Québec ajoute que les budgets alloués aux coroners de l’Ontario sont supérieurs à ceux du Québec. 

Elle demande donc que le gouvernement convienne sans délai d’un mécanisme de négociation statutaire composé d’une table paritaire et d’un échéancier serré, vu l’urgence de la situation.

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