Conflit opposant des mécaniciens de l’Université de Montréal et l’employeur

MONTRÉAL — Les techniciens en mécanique du bâtiment et les mécaniciens en machines fixes de l’Université de Montréal ont rejeté mardi presque à l’unanimité l’offre finale de l’employeur pour le renouvellement de leur convention collective.

Selon la partie syndicale, les dirigeants de l’université s’opposent de façon systématique à toutes les demandes syndicales, même les plus raisonnables. Les 18 ouvriers spécialisés sont sans convention collective depuis avril 2015.

Stéphane Gallant du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) cite en exemple une demande qui engendre des dépenses de seulement 6000 $ pour 18 employés au total qui a néanmoins été refusée par l’Université de Montréal.

Le syndicat reproche à la direction de l’université de vouloir recourir à des sous-traitants du secteur privé pour assurer le bon fonctionnement de la machinerie, notamment pour le nouveau campus MIL à Outremont.

La présence d’un conciliateur n’a toujours pas donné les résultats souhaités. Le syndicat a un vote de grève de dix jours en main et compte l’utiliser au moment jugé opportun.