Congo: une deuxième personne succombe au virus Ebola dans la ville de Goma

KINSHASA, Congo — Une deuxième personne a succombé mercredi au virus Ebola à Goma, une grande ville frontalière du nord-est de la République démocratique du Congo, alimentant les craintes que le virus ne se propage dans d’autres pays.

L’homme n’a peut-être jamais su qu’il était atteint du virus Ebola et qu’il était contagieux pendant des jours avant que la maladie ne soit confirmée, ont déclaré des responsables — une information alarmante pour certains dans cette ville de plus de deux millions d’habitants située près de la frontière du Rwanda et dotée d’un aéroport international.

Ce décès «dans une population aussi dense souligne le risque très réel de transmission de la maladie, peut-être au-delà des frontières du pays, et le besoin très urgent» d’un soutien plus global, ont déclaré les agences des Nations unies dans un communiqué commun diffusé alors que l’épidémie dans l’est du Congo entre dans sa deuxième année. Plus de 1800 personnes sont mortes du virus dans ce pays, dont le tiers sont des enfants.

L’homme âgé d’une quarantaine d’années était un mineur qui revenait chez lui en provenance d’un secteur de la province de l’Ituri où aucun cas d’Ebola n’a été enregistré jusqu’à maintenant, ont déclaré à la presse des responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Il a été exposé au virus quelque part durant son trajet entre Komanda et Goma, a indiqué le directeur du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, Michael Ryan.

L’homme est arrivé à Goma le 13 juillet et a commencé à éprouver des symptômes le 22 juillet. Il a été isolé dans un centre de traitement d’Ebola mardi. Il avait passé cinq jours à être soigné chez lui, puis s’était rendu dans un établissement de santé où l’infection a été soupçonnée.

«Il n’était peut-être même pas au courant de son exposition», a souligné M. Ryan, ajoutant que le virus pouvait être confondu avec le paludisme, qui est répandu dans la région.

Il semble n’y avoir aucun lien entre cet homme et le premier cas mortel d’Ebola recensé à Goma.

Cette épidémie d’Ebola, la deuxième plus meurtrière de l’histoire, a été déclarée urgence sanitaire mondiale quelques jours après la confirmation du premier cas à Goma, un scénario que les autorités de la santé redoutaient depuis longtemps.