Constat de Pauline Marois sur la langue: la CAQ doit agir, selon le PQ

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD, Qc — L’ancienne première ministre Pauline Marois a vu juste sur le recul du français et le gouvernement Legault doit par conséquent agir rapidement pour contrer la tendance.

C’est ce qu’a laissé entendre mardi le porte-parole en matière de langue française du Parti québécois (PQ), le député Joël Arseneau.  

Il soutient que la récente sortie de l’ancienne chef péquiste appelle des gestes forts du gouvernement.

Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne et diffusée tout récemment, celle qui a été première ministre de 2012 à 2014 a dit se préoccuper des nombreux «glissements» observés par l’Office québécois de la langue française (OQLF), notamment le recul du français au travail et comme langue d’accueil.

Mme Marois s’est toutefois bien gardée de critiquer l’action du gouvernement caquiste. Quelques jours auparavant, elle avait rencontré le premier ministre François Legault à son bureau, justement pour discuter de l’état de la langue française.

«La sortie de Mme Marois est importante, a commenté M. Arseneau, dans une entrevue téléphonique accordée à La Presse canadienne mardi après-midi. Sans faire la leçon à personne, elle exprime une préoccupation. (…) J’ose espérer que le gouvernement s’apprête à agir.»

Selon lui, la voix de Mme Maroix s’ajoute à une «séquence», qui montre une «nouvelle approche» du gouvernement Legault, au lieu du «laissez-faire» qu’il a prôné depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2018.  

Dans cette «séquence», il y a notamment la volonté du gouvernement caquiste de mettre en place un commissaire indépendant à la langue française. Et cet automne, il appelle le gouvernement à aller beaucoup plus loin, notamment en imposant la loi 101 aux entreprises de 25 a 49 employés.

«Ce n’est pas une seule mesure comme le commissaire indépendant à la langue française qui va permettre de modifier profondément le paysage», a toutefois déploré le député des Îles-de-la-Madeleine.

D’ailleurs, l’enjeu du français sera discuté à la réunion des élus péquistes qui a lieu à compter de mercredi à Valleyfield et qui vise à préparer la session parlementaire d’automne. M. Arseneau entend soumettre des pistes à ses collègues au cours des deux prochains jours.

«On aura des propositions importantes à présenter au gouvernement», a-t-il conclu.

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