COP25:le gouvernement caquiste ferme la porte à prendre la relève du Chili

QUÉBEC — Le Canada et le Québec ferment la porte à double tour à la possibilité d’accueillir la COP25, le grand sommet international de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les changements climatiques, prévu pour début décembre.

Le Chili a annoncé qu’il se désistait mercredi et le gouvernement Trudeau, à peine réélu, soutient que le délai est trop court. De son côté, le gouvernement Legault a laissé entendre qu’il avait mieux à faire .

Dans une déclaration transmise à La Presse canadienne jeudi matin, le gouvernement Trudeau a indiqué que «le Canada ne planifie pas organiser la COP25 le mois prochain». On laisse entendre que les délais ne sont pas réalistes, considérant que les élections fédérales viennent d’avoir lieu et que la planification d’une COP demande un an ou deux de préparation.

En mêlée de presse, le premier ministre François Legault a aussi invoqué le court laps de temps et a dit que c’est plus important de consacrer les énergies à élaborer un plan d’action sur les changements climatiques.

Son ministre de l’Environnement, Benoit Charette a dit que sa priorité était de préparer un plan d’action «ambitieux» et «non pas uniquement de parler d’environnement».

Les partis d’opposition avaient demandé mercredi au gouvernement Legault de soumettre la candidature du Québec, après le désistement soudain du Chili qui devait accueillir le sommet au début de décembre. Le pays sud-américain a lancé sa serviette mercredi en raison des graves troubles sociaux qui le secouent.

Jeudi matin, en mêlée de presse, la porte-parole libérale en Environnement, Marie Montpetit, a déploré que le gouvernement caquiste refuse même d’envisager ce scénario d’un Québec hôte du sommet.

Elle a demandé au premier François Legault de prendre au moins 10 minutes pour y penser.

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