Coronavirus au Japon: Diane et Bernard Ménard soulagés d’être de retour au pays

GATINEAU, Canada — C’est sous le regard bienveillant de leurs deux filles que Bernard et Diane Ménard sont revenus sur leur quarantaine et leur séjour à bord du navire de croisière «Diamond Princess» au Japon en raison de la COVID-19.

Le couple de Gatineau faisait partie des 700 voyageurs qui ont été infectés sur le «Diamond Princess». Ils sont maintenant guéris et de retour chez eux après des semaines de péripéties.

Bernard et Diane Ménard ne s’en cachent pas: ils ont eu peur de mourir.

Les deux septuagénaires souffrent d’hypertension, et lui se relève d’un cancer. Ils auraient pu faire partie des tristes statistiques de décès à bord de leur navire de croisière, qui agissait «comme un incubateur» pour la propagation de la maladie.

Ce qui a commencé «comme un rhume ordinaire», les premiers jours, s’est transformé en fièvre et toux. M. Ménard a par la suite eu des complications, puisqu’il a fait une pneumonie.

«On se battait contre quelque chose qu’on ne connait pas du tout», décrit l’homme âgé de 75 ans.

À bord du «Diamond Princess», les croisiéristes ne suivaient pas les consignes et enlevaient leur masque de protection à tout moment pour fumer ou pour prendre des photos, a déploré M. Ménard. Le couple a alors décidé de ne plus sortir de leur minuscule cabine.

Au total, ils sont sortis deux heures en un mois, relate M. Ménard.

Par la suite, le couple a été transporté vers un hôpital militaire japonais où ils ont été soumis à une autre quarantaine. Pendant toute la durée de leur voyage, leurs filles Isabelle et Chantal travaillaient d’arrache-pied pour alerter les médias sur l’état de leurs parents.

«Ce n’est pas avec le gouvernement du Canada qu’on est sortis de là», a lancé Diane Ménard.

«C’est avec ces deux filles-là», a ajouté son mari, en tournant le regard vers elles.

De retour à la maison, M. et Mme Ménard recommandent à tous les Canadiens d’être «très prudents» parce que la COVID-19 est «très contagieux» et les symptômes peuvent être bénins.

«Tu ne le sais pas (avec) cette maladie-là. Tu peux l’avoir et tu ne sens rien. C’est comme un rhume ordinaire», décrit Mme Ménard.

Chose certaine, le couple qui est un habitué des croisières n’est pas prêt de partir à l’autre bout de la planète de sitôt. S’ils décident de repartir, «ce ne sera pas loin comme ça», rigolent-ils.

Les plus populaires