Coronavirus: la paralysie de la transition inquiète des experts

WASHINGTON — Des experts s’inquiètent de l’impact que pourrait avoir la paralysie de la transition du pouvoir entre Donald Trump et Joe Biden sur la lutte à la pandémie de coronavirus aux États-Unis.

Plus de dix jours après le scrutin, la General Services Administration (GSA) refuse toujours de reconnaître la victoire de M. Biden, le privant des outils et des fonds dont il a besoin pour assurer une transition harmonieuse.

Une nouvelle étude prévient dans un premier temps qu’une transition abrégée pourrait interférer avec la capacité de M. Biden de pourvoir quelque 1200 postes qui requièrent une confirmation par le Sénat, dont des postes au sein du cabinet responsables de combattre la pandémie.

L’étude réalisée par le Center for Presidential Transition démontre par exemple que le président Barack Obama, après 100 jours au pouvoir, avait fait confirmer deux fois plus de candidats que son prédécesseur, George W. Bush, au même moment. La transition de M. Bush n’avait commencé qu’à la mi-décembre 2000, après l’intervention de la Cour suprême.

L’étude estime que de nouveaux retards de la part de la GSA à reconnaître l’issue du vote du 3 novembre pourraient nuire à la capacité du président élu Joe Biden de pourvoir des postes de première importance «et donc affaiblir la capacité du gouvernement à protéger notre pays et distribuer des vaccins qui sauveront des vies».

Par ailleurs, des responsables de l’American Hospital Association, de l’American Medical Association et de l’American Nurses Association demandent à l’administration Trump de partager des données cruciales concernant la COVID-19 avec l’équipe de M. Biden afin «de sauver d’innombrables vies».

Dans une lettre envoyée à la Maison-Blanche mardi, les groupes font valoir que l’équipe Biden a besoin d’informations concernant les médicaments, le matériel d’analyse, les équipements de protection individuelle, les ventilateurs, le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux et la disponibilité de la main-d’oeuvre.

La lettre explique que ces informations doivent être partagées le plus rapidement possible «pour que rien n’interfère avec notre capacité de soigner les patients».

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